dimanche 20 mai 2018

Interdimensional summit

Je n'ai jamais été un vrai fan de black metal, préférant des choses généralement plus mélodiques. Mais il y a des exceptions, au premier rang desquelles ce groupe très particulier qu'est Dimmu Borgir, qui a donné un caractère symphonique à ses compositions depuis de nombreuses années.


En cette année de ténèbres 2018, le groupe norvégien nous propose son nouvel album intitulé Eonian, et en voici un extrait vidéo, l'envoûtant Interdimensional Summit.

jeudi 3 mai 2018

Amorphis : Queen of Time

Les Finlandais d'Amorphis sortiront chez Nuclear Blast Records leur nouvel album, le treizième, intitulé Queen Of Time, le 18 mai 2018. Le single The Bee, dont la lyric vidéo figure ci-dessous, en est le premier extrait.

Avec son excellente intro au synthé, la plus habituelle alternance des chants clair et death de Tomi Joutsen, j'ai trouvé ce titre vraiment génial, à la fois dans la lignée du métal progressif que le groupe nous propose généralement et pourtant innovant à la fois. On a hâte d'entendre le reste de l'album ! En espérant également que la prochaine tournée passe par la France... ce n'est pas vraiment gagné mais on peut toujours espérer.



Et parce que vous êtes sages, voici le premier clip officiel tiré de Queen of Time : Wrong Direction. Un morceau très direct et efficace, même s'il reste difficile de succéder à The Bee, c'est plus conventionnel.


lundi 30 avril 2018

Kammthaar !

Je ne résiste pas au plaisir de partager ci-dessous le dernier clip en date d'Ultra Vomit, le génial Kammthaar, extrait de l'album Panzer surprise ! et excellente parodie de Rammstein, évidemment.



À voir également le making-of, "sous le capot de  Kammthaar". J'adore !

lundi 2 avril 2018

Accept & Sabaton à Lille le 15/1/2017

Aaargh ! Parcourant la liste de mes articles je découvre celui-ci resté à l'état de brouillon depuis ... gasp ... plus d'un an. Mieux valant tard que jamais, voici donc ce (magnifique) compte-rendu du concert d'Accept et Sabaton en Janvier 2017. So metal !


Nouvelle année, nouveaux concerts métal dans la région, ça fait du bien de voir de plus en plus de groupes s'arrêter dans notre bonne ville nordique de Lille. Un peu plus de deux ans après son dernier passage dans cette même salle (voir ici), les suédois de Sabaton sont de retour pour leur tournée « The Last Tour » en promotion de leur dernier album en date, l'excellent The Last Stand.

Deux groupes ouvrent pour Sabaton ce soir, un dont j'ai quasiment oublié le nom (c'était Twilight Force) tant sa prestation était risible, et surtout, sorte de monde à l'envers, la légende, pionniers du métal teuton des années 80, Accept !

SetList Accept:
  1. Stampede
  2. Stalingrad
  3. Restless And Wild
  4. London Leatherboys
  5. Final Journey
  6. Princess Of The Dawn
  7. Fast As A Shark
  8. Metal Heart
  9. Teutonic Terror
  10. Balls To The Wall
C'est donc avec Accept que les choses sérieuses ont commencé, avec une sorte de best of de l'ensemble de la carrière du groupe sans pour autant tourner le dos aux titres plus récents, tel le magnifique Final Journey (album Blind Rage, 2014, avec un superbe passage emprunté à « Au matin » d'Edvard Grieg). D'emblée c'est le guitariste Wolf Hoffmann qui emmène le public au gré de ses soli toujours justes et souvent inspirés de grands morceaux de classique, tel ce Metal Heart (1985) qui emprunte beaucoup à la lettre à Élise. Évidemment, en entendant la voix du chanteur Mark Tornillo on ne peut s'empêcher de penser à Udo Dirkschneider, chanteur historique du groupe parti il y a belle lurette former U.D.O.. Leurs timbres sont très similaires, loin d'expériences plus hasardeuses, comme Eat The Heat en 1989 avec David Reece au chant, album non dénué d'intérêt mais tout de même très différent de ce qui a fait le succès du groupe.

Mark Tornillo s'en sort extrêmement bien, tout en laissant le soin à Wolf Hoffmann d'assurer le show, que ce soit avec ses postures et expressions un brin délirantes ou avec les soli lumineux. J'ai particulièrement apprécié The Princess Of The Dawn, morceau emblématique de l'album Restless And Wild (1982), mon préféré de ce groupe.

Un excellent moment donc, même s'il me paraît vraiment étrange qu'Accept ait fait l'objet d'une première partie. Le monde à l'envers.

SetList Sabaton
  1. (intro : In the Army now)
  2. Ghost Division
  3. Sparta
  4. Blood Of Bannockburn
  5. Swedish Pagans
  6. Carolus Rex
  7. The Last Stand
  8. Winged Hussars
  9. Far From The Fame
  10. The Final Solution (acoustique)
  11. Resist And Bite
  12. Night Witches
  13. The Lion From The North
  14. The Lost Batalion
  15. Union (Slopes Of St. Benedict)
Rappels:
  1. Primo Victoria
  2. Shiroyama
  3. To Hell And Back
Sabaton arrive ensuite en terrain conquis avec en guise d'intro sa propre reprise de In The Army Now (Status Quo, 1986). Le décor paramilitaire est classique pour ce groupe avec notamment ces projecteurs semblables à deux phares d'un char qui éclairent le public d'une façon menaçante. Comme en 2014, le groupe attaque par un Ghost Division toujours efficace en intro, avant d'aligner l'un des morceaux les plus remarqués de The Last Stand : Sparta, où Joakim Bróden est accompagné de roadies costumés pour l'occasion en guerriers spartiates qui viennent toiser le public. Parmi les morceaux qui m'ont le plus marqué figurent les classiques Swedish Pagans, Carolus Rex, Resist And Bite avec son riff entêtant et Primo Victoria, mais aussi les plus récents Winged Hussars, Shiroyama et The Last Stand.

En terrain conquis, le groupe a comme d'habitude laissé une excellente impression, avec en tout premier lieu le chanteur Joakim dans son rôle d'amuseur public toujours heureux d'être là.

En bref encore une excellente soirée, et quelques miennes vidéos ci-dessous pour se la remémorer même quelques années plus tard :) On en trouve évidemment beaucoup d'autres sur Youtube ou ailleurs (voir les liens dans la setlist ci-contre).



Accept : Restless And Wild

Accept : Princess Of The Dawn

Sabaton : Carolus Rex

Sabaton : Resist And Bite

Sabaton : Primo Victoria

vendredi 16 février 2018

L'ignorance de Ferry

Les maths ne servent à rien ! Ce n'est pas moi qui le dis, c'est un ex-ministre de l'Éducation Nationale, agrégé de philosophie, excusez du peu !

Pour lui, les mathématiques servent uniquement de sélection et rien d'autre ! Les sciences ? connais pas ! Le monsieur ne se sert pas des maths donc personne ne s'en sert ! Est-il seulement conscient que sans cette science, sans les équations de Maxwell par exemple, il ne disposerait même pas de la technologie nécessaire pour répandre sa suffisance de philosophe (sic) à travers nos écrans et nos radios ?


On devine que le monsieur a eu des problèmes en maths... il n'est pas le seul ! Ses propos révèlent son amertume, la revanche qu'il souhaite prendre (« les matheux, les vrais, (???) sont des gens qui ne comprennent pas qu'on ne comprenne pas »). Mais quelle ignorance crasse, quelle bêtise, quel mépris ! Je n'en reviens toujours pas. La filière S est la meilleure pour faire médecine ? Et comment, car la médecine est une Science ! Je m'abstiendrai ici de parler des dizaines de milliers d'étudiants en filières scientifiques, écoles d'ingénieurs, classes préparatoires, des chercheurs en maths, en physique fondamentale et expérimentale... - je pense que le monsieur n'est pas préparé à ce genre de révélation.

Les maths, monsieur Ferry, sont le langage de la Science, et ce n'est pas moi qui le dis :

« La philosophie est écrite dans cet immense livre qui se tient toujours ouvert devant nos yeux, je veux dire l'univers, mais on ne peut le comprendre si l'on ne s'applique d'abord à en comprendre la langue et à connaitre les caractères dans lesquels il est écrit. Il est écrit en langue mathématique, et ses caractères sont des triangles, des cercles et autres figures géométriques, sans le moyen desquels il est humainement impossible d'en comprendre un mot. »
Galileo Galilei, l'Essayeur, 1623

Alors, évidemment, la philosophie naturelle de Galilée, qu'on appelle aujourd'hui Physique, n'est pas non plus votre fort, tout philosophe que vous êtes.

Monsieur Ferry, qui soit dit en passant n'estimez pas utile de prouver l'utilité de votre propre discipline au quotidien, vous êtes un symptôme, celui du manque total de culture scientifique dans les milieux médiatiques et politiques. Quasiment tous les journalistes et politiques sont issus de filières littéraires. Ce n'est pas un défaut de venir d'une filière littéraire, bien sûr, mais c'est un problème quand cela s'accompagne d'une absence totale de culture scientifique, d'une uniformisation au niveau zéro dans ce domaine de tout une profession, tellement visible et puissante.

Bien sûr les scientifiques sont partiellement responsables de cet état de fait, car bien qu'étant parfaitement conscients du problème de cette absence de culture scientifique dans notre pays, ils s'en sont trop longtemps désintéressés. La réforme du bac dont il est question ces jours-ci en comporte malheureusement une conséquence trop concrète, à savoir le bannissement des sciences au profit des matières littéraires dont cette indéboulonnable philosophie (forcément en tronc commun!). On en a de même eu l'illustration l'an dernier avec la pitoyable polémique sur la suppression du latin et du grec (qui, comme chacun sait, sont utiles au quotidien monsieur Ferry!). Touchez à ça et Jean d'Ormesson écrit un pamphlet dans le figaro (bon ok, mauvais exemple). Mais supprimez des pans entiers du programme de maths et de sciences physiques, et il n'y aura pas un mot à ce sujet dans les médias (restés coincés en primaire à en croire les différents reportages)... Le fait que les écoliers français soient lanterne rouge n'émeut plus personne, on se contente de faire le gros dos...

Le monde n'a jamais utilisé et eu besoin autant de sciences, et les sciences utilisent les mathématiques, c'est comme ça monsieur Ferry.  La construction de bâtiments nécessite des études en résistance des matériaux donc des équations aux dérivées partielles, leur chauffage repose sur de la thermodynamique. La mécanique nécessaire à la fabrication du moindre de nos objets du quotidien, de nos véhicules, utilise des calculs et raisonnements mathématiques très poussés, bien au-delà des triangles qui vous ont semble-t-il fait horreur dans votre scolarité. Vous voulez comprendre quelque chose au réchauffement climatique ? vous en aurez besoin ! Vous avez bien un GPS dans votre voiture ? Avez-vous la moindre idée de la façon dont il fonctionne, des corrections relativistes nécessaires sans lesquelles la dérive serait d'une dizaine de mètres par jour ? Savez-vous qu'Eratosthène au IIIème siècle avant JC avait déjà estimé la circonférence de la Terre par la seule puissance du raisonnement mathématique ? Savez-vous seulement que la Terre est ronde ?

Vous n'êtes pas scientifique, grand bien vous fasse, je ne suis pas philosophe, mais par pitié, quand l'envie vous prendra de prouver votre ignorance d'un tel sujet sur un ton professoral devant des millions de téléspectateurs, abstenez-vous.

samedi 18 novembre 2017

Rock the classic : Eluveitie

Rock the Classic est une émission diffusée sur la chaîne allemande 3sat, dont l'objectif est de briser les barrières existant entre la musique classique et les autres styles musicaux.

Dans l'épisode (qui date de 2015) dont il est ici question, on découvre donc le présentateur de l'émission, joueur de flûte traversière, et son acolyte joueur de Basson qui arrangent un morceau avec le groupe suisse Eluveitie. Le morceau dont il est question est le célèbre In The Hall of The Mountain King [dans l'antre du roi sous la montagne] d'Edvard Grieg. Ce morceau avait déjà interprété entre autres et dans d'autres occasions par Epica (dans une version somme toute assez conventionnelle sur leur album live The Classical Conspiracy) et Helloween (en concert en intro/improvisation de Future World notamment).

J'ai trouvé cette émission très intéressante car on assiste à la rencontre avec les musiciens dans la salle de répétitions du groupe, leur découverte du morceau et tout le travail d'adaptation et de préparation, ainsi que l'explication de certains éléments du contexte historique de ce morceau issu de la culture norvégienne du XIXème siècle.

Voici donc ci-dessous deux vidéos : le morceau lui-même interprété par le groupe devant quelques centaines de chanceux, et plus bas l'émission elle-même dans sa totalité (en Allemand mais il y a des sous-titres Anglais, ne pas oublier de les activer si comme pour moi la langue de Goethe vous est très étrangère).

Un grand merci à Andrea B. qui les a uploadées sur Youtube.






J'oubliais : mention spéciale au présentateur pour sa tenue cravate / blouson de cuir rose / short / chaussettes / sandales. So Metal !!

dimanche 24 septembre 2017

Catvrix !

Les Gaulois, avant de devenir un peuple de râleurs professionnels, étaient un peuple de guerriers farouches (et sans doute un peu râleurs aussi). Parmi les divinités celtiques alors vénérées ou redoutées figurait Caturix (Catu = bataille, rix=roi), assimilé au grec Ares ou au romain Mars ; et c'est lui qu'évoque Eluveitie, parmi d'autres divinités, sur son dernier album acoustique en date, Evocation II: Pantheon, consacré, comme son nom le suggère, à la mythologie celtique.


Extrait de cet album intégralement chanté en Gaulois (saluons la performance!), voici donc la vidéo officielle de Catvrix, troisième titre, très incantatoire, à en être extrait, après Epona et Lvgvs (voir ci-dessous). Ça change, et personnellement j'aime beaucoup. Les paroles traduites en anglais un peu plus contemporain sont disponibles ici.




Cet album marque également quelques changements de line-up au sein du groupe, notamment le départ de la vocaliste-flûtiste-vielliste Anna Murphy (partie fonder Cellar Darling) et son remplacement par Fabienne Erni pour assurer le chant et la harpe, entre autres.

Musicalement plus classique, voici Lvgvs, évoquant le dieu des arts:



Toujours issu du même album, voici Epona, du nom de la déesse cavalière :



À voir également, l'intégralité de la prestation du groupe au Summer Breeze Festival 2017. Et remercions la télé allemande de nous proposer ce dont la pauvre télé française sera je pense à jamais incapable!