jeudi 12 février 2015

Týr, Korpiklaani & Sabaton à Lille le 27/11/2014

Bon deux mois et demi pour un compte rendu de concert, c'est vraiment pas sérieux Monsieur Dusnob. Mieux valant tard que jamais, voici mes impressions sur le concert de Týr, Korpiklaani et Sabaton le 27 novembre 2014.

Donc, aujourd'hui, à Lille, c'est... soirée Vikings !

Bon ok peut-être pas viking de bout en bout, ce qualificatif s'appliquant probablement le mieux à Týr, groupe originaire des îles Feroe.

Setlist Týr
  1. Blood of Heroes
  2. Hold the Heathen Hammer High
  3. Grindavísan
  4. Tróndur Í Gøtu
  5. Mare Of My Night
  6. By The Sword In My Hand
  7. Lady Of The Slain
  8. Shadow Of The Swastika
Je suis arrivé à l'Aeronef de Lille vers 19h15, il n'y avait pas encore la foule et j'ai pu accéder rapidement à l'entrée de la salle... sauf qu'il n'était pas question d'entrer avec ses propres sandwich (armes de destruction massive comme chacun sait) et j'ai donc rejoint mes comparses mangeurs-de-sandwich-à-côté-des-barrières-de-sécurité.

Une fois dans la salle, on patiente tranquillement dans une ambiance bon enfant jusqu'à l'arrivée du premier groupe vers 19h45.

Týr est composé de quatre musiciens officiant dans un power métal assez rapide (« Hold The Heather Hammer High » surtout), avec une ligne mélodique assez claire (« Blood Of Heros » !) et des soli de guitare très techniques. L'ambiance est bonne dans la salle, quelques pogos, quelques crowdsurfers, la routine. Les membres du groupe semblent content d'être là même si la communication n'est pas toujours facile (« does anyone speak English in here ?»). Le bassiste est très jovial, le guitariste très démonstratif (c'est un guitariste après tout), le batteur tape comme un sourd. Mais ce qui m'a le plus frappé c'est le côté « sérieux » du chanteur-guitariste, très concentré et même un brin austère. Je me trompe peut-être mais je me dis qu'il ne doit pas rire tous les jours.


Parmi les titres qui m'ont marqué, outre « Hold The Heathen Hammer High » et « Blood of Heroes » déjà mentionnés, le titre « By The Sword In My Hand » dont le chanteur dit qu'il parle de l'«unfortunate event» de l'introduction de la chrétienté en Scandinavie, et « Shadow Of The Swastika » qui clôturait leur prestation vers 20h30, après 45 minutes très intenses.

Setlist Korpiklaani
  1. Tuonelan tuvilla
  2. Ruumiinmultaa
  3. Metsamies
  4. Juodaan Viinaa (Hector cover)
  5. Petoelaimen Kuola
  6. Sumussa hämärän aamun
  7. Uniaika
  8. Sahti
  9. Vodka
  10. Ieva's Polkka
  11. Rauta
20h45, changement d'ambiance : une introduction à base de bruits de bouteilles qui s'entrechoquent, voici Korpiklaani ! Un groupe qui m'intéresse depuis déjà de nombreuses années, lorsque j'ai pour la première fois posé une oreille sur des extraits de leur album « Voice Of Wilderness » et tout particulièrement « Hunting Song ». Plus tard j'avais également découvert la facette plus alcoolisée du groupe avec le très révélateur « Beer Beer » (vidéo que j'avais découverte sur une compilation célébrant l'anniversaire de Napalm Records et qui donne un bon aperçu de la vie en tournée).

Ce soir le clan de la forêt ouvre donc pour Sabaton, mais nul doute qu'une bonne partie du public est là aussi, voire avant tout, pour eux. Ce qui m'a frappé déjà c'était la carrure des musiciens, le chanteur en particulier, authentique géant finlandais, jovial mais impressionnant.  Et puis ce n'est pas tous les jours qu'on voit un groupe de métal avec à plein temps un accordéoniste et un violoniste. Bon ce n'est pas facile de noter les titres puisqu'ils sont uniquement en finnois ou presque.  Le son est fort, très fort même (les protections auditives sont les bienvenues) avec une basse assez bourdonnante, mais l'ambiance est bonne et le groupe très communicatif. Les trois derniers titres sont ceux qui m'ont le plus marqué, l'inévitable « Vodka », la reprise de la chanson traditionnelle finlandaise « Ieva's Polkka » (voir ici pour la version de Loituma qui fit autrefois le tour d'internet) et l'imparable « Rauta » ponctué de "Iske" incantatoires.

Au final j'ai passé un excellent moment avec Korpiklaani pour à nouveau 45 minutes de concert... Peut-être un léger goût de « trop peu » ?

Setlist Sabaton
  1. The Final Countdown (intro)
    The March To War
  2. Ghost Division
  3. To Hell and Back
  4. Carolus Rex
  5. 40:1
  6. Gott Mit Uns
    (version suédoise choisie par le public)
  7. Smoking Snakes
    (choisi face à Soldier of 3 Armies)
  8. The Art of War
  9. 7734
  10. A Lifetime of War
    (choisi face à Karolinens Bön)
  11. Attero Dominatus
  12. Resist and Bite
  13. Screaming Eagles
    (choisi face à Uprising et White Death)
Rappels
  1. Night Witches
  2. Swedish Pagans
  3. Primo Victoria
  4. Metal Crüe
  5. Dead Soldier's Waltz
  6. Masters of the World
Sabaton... fer de lance du power metal suédois, proposant des albums toujours efficaces inspirés par les grands événements (guerriers) historiques...

21h45 L'intro retentit, c'est le fameux « Final Countdown » de leur compatriotes suédois d'Europe, repris en chœur par le public, et une fois ce petit air terminé, des bruits d'hélicoptère, des spots comme des phares de camions, et la batterie se dévoile, c'est une mitrailleuse ! Voilà qui nous met dans l'ambiance ! Le chanteur Joakim Brodén, reconnaissable à sa coupe de cheveux si particulière, déboule sur scène en tenue militaire et attaque bille en tête avec le célèbre « Ghost Division ». Quelle pêche ! Une mélodie sifflée reconnaissable, voici le tout aussi efficace « To Hell and Back », suivi de « Carolus Rex », contant l'histoire du roi Charles XII de Suède.

Joakim, en grande forme, communique bien avec le public, qui sait tout acquis à sa cause. Il s'étonne qu'il y ait tant de monde dans la salle alors que nous sommes un jeudi, et affirme en avoir la chair de poule. Au fil des titres, il donne parfois la parole au public pour savoir si telle ou telle chanson sera chantée en anglais ou en suédois, ou pour savoir laquelle choisir entre deux chansons proposées. Évidemment le mode de scrutin est rudimentaire (« Scream like a motherfucker » or « Shut the fuck up ») mais ça marche ! Moment amusant lorsqu'un spectateur brandit une pancarte « Village People » sans qu'on sache très bien pourquoi. Joakim s'en saisit et joue le jeu en entonnant les premières notes du YMCA. Il en esquissera même la chorégraphie lors d'un titre suivant... décalé!

Quelques petites impros également, avec le riff de « Smoke On The Water » débuté à la guitare, un solo de batterie bien réussi, le riff du « Beat It » de M. Jackson... « Fear of the Dark », de Maiden, également. Ensuite c'est reparti avec une trilogie « Attero Dominatus », « Resist and Bite » et « Screaming Eagle ». Et c'est déjà l'heure des rappels.

« Night Witches » cède la place à un titre non prévu, « Swedish Pagans », imposé par le guitariste lui-même... « My friends, will you sing with us and jump with us... » voici « Primo Victoria », l'un des titres phares du groupe. Le chanteur prend ensuite à nouveau la parole, nous expliquant être venu en France déjà en 2006 avec notamment Edguy et d'autres groupes. Il voulait faire une tournée mais ses comparses d'autres groupes ne le souhaitaient pas, arguant qu'en France le heavy metal était « not so big », et qu'ils se contenteraient de Paris et Lyon. Les choses changent, et c'est aussi ce qu'avait déclaré Christoffer Johnson de Therion en 2010. Enfin une bonne nouvelle.

On arrive à la fin du concert... Repérant au premier rang un spectateur qui a le même look que lui, Joakim s'adresse directement à lui, lui faisant remarquer qu'il lui manque la  « coupe de cheveux rigolote » et les lunettes, que pour les cheveux il ne pouvait rien faire. En revanche il lui a offert ses lunettes de soleil... un geste remarquable de gentillesse.

Le concert se termine véritablement vers 23h20. Joakim ôte son t-shirt représentant une armure et le tord sur scène ; ça dégouline comme une serpillère ... oui, il a vraiment assuré le show !

En sortant, on retrouve Korpiklaani au stand de merchandising, signant avec le sourire les objets achetés par les fans... Beaucoup de monde, beaucoup de bonne humeur, une excellente soirée.

Ci-dessous quelques vidéos de la soirée glanées sur le net, d'autres sont accessibles en cliquant sur les liens dans les setlists. Merci à leurs auteurs !






vendredi 28 novembre 2014

Le bélier en colère

Faut pas embêter un gentil bélier, il pourrait se mettre en colère...

...surtout quand on n'est qu'un punching ball.



Remarquez, quand on est un motard non plus, faut pas embêter.

mardi 28 octobre 2014

Deep Purple : Soldier of Fortune

Voici un vieux titre de Deep Purple que j'adore : Soldier of Fortune.

Il s'agit d'une magnifique balade, mélancolique à souhait, initialement publiée en 1974 sur l'album Stormbringer du pourpre profond (version "Mark III"), écrite par David Coverdale (chant) et Ritchie Blackmore (guitare).

Ce dernier avait d'ailleurs repris ce même titre avec sa dulcinée Candice Night sur le live Past Times With Good Company de Blackmore's Night en 2002.

Enjoy !

samedi 4 octobre 2014

Je collectionne des canards (vivants)

Voici la vidéo officielle d'un classique du groupe de métal parodique Ultra Vomit, que j'avais eu la chance de voir sur scène au RaismesFest 2009. Je pense que ça se passe de commentaire, si ce n'est qu'on attend avec impatience le successeur de Objectif Thunes qui commence à dater!

Est-ce à dire que l'objectif était atteint ? :)



Bien sûr, il ne faut pas oublier le « casting de canards » correspondant, ci-dessous. J'adore !


Ultra Vomit - Casting de canards par flambiiiii

C'était pas mal là ?
C'était mieux là
C'était pas mal là ?
C'était mieux là
C'était pas mal lààààààààààààààààààààààààààààààà ?
C'était mieux lààààààààààààààààààààààààààààààà !

mercredi 17 septembre 2014

The clansman

En l'honneur de nos amis écossais qui prennent ces jours-ci une décision importante, voici un titre de circonstance signé Iron Maiden : The Clansman !

Tiré de l'album Virtual XI, sans doute le plus décrié et ayant signé la fin de l'époque Blaze Bayley et le retour de Bruce Dickinson, ce titre est bien entendu inspiré du film Braveheart.

Freeeeedooooom !


samedi 23 août 2014

Planet Hell

Nightwish a dévoilé un nouveau « clip officiel » de la tournée Imaginaerum : Planet Hell (titre tiré de l'album Once) filmé durant la partie état-unienne du groupe. Il s'agissait de la première performance de Floor avec le groupe. Enjoy (vidéo ci-dessous).


Parallèlement on apprend que le batteur, Jukka Nevalainen, quitte le « service actif » du groupe pour des raisons de santé (insomnies sévères apparemment). Il reste impliqué dans le management du groupe et sera remplacé, pour l'album en préparation et la et tournée à venir, par Kai Hahto, actuellement batteur de (l'excellent) groupe de doom Swallow The Sun (dont j'ai pu parler autrefois).

mercredi 20 août 2014

Olivier Gann @ VVF La Turballe le 12/8/2014

Passant comme l'an dernier mes vacances dans le très sympathique village VVF de La Turballe (44), j'ai pu assister le 12 août dernier au concert qu'y a donné l'artiste breton Olivier Gann.


 Son répertoire est principalement constitué de chanson française (il a notamment tourné avec Francis Cabrel) (c'était mieux avant) : compositions personnelles et aussi reprises (d'artistes français ou internationaux).

Setlist (ordre quelconque)
  1. La robe et l'échelle (Francis Cabrel)
  2. Vintage (Olivier Gann)
  3. Clandestino (Manu Chao)
  4. À l'Ouest (Olivier Gann)
  5. Je t'emmène au vent (Louise Attaque)
  6. En apesanteur (Calogero)
  7. La corrida (Francis Cabrel)
  8. Le dîner (Benabar)
  9. Ma liberté de Penser (Florent Pagny)
  10. Quarante ans (Olivier Gann)
  11. Rockcollection (Laurent Voulzy)
  12. The Wall (Pink Floyd)
  13. Comment je vais (Olivier Gann)
  14. Manhattan/Kaboul (Renaud & Axelle Red)
  15. S.P.A. (Olivier Gann)
  16. Medley Jean-Jacques Goldmann
  17. Get Lucky (Daft Punk)
  18. Le pharmacien de garde (Olivier Gann)
Petite particularité, la setlist a été composée en grande partie par le public sur la base d'une liste qui nous avait été remise. Nous avons eu droit, notamment, à du Cabrel, Calogero, mais aussi Pink Floyd. Bon pas de death metal à l'horizon mais on n'est pas sectaires :)

Accompagné d'un guitariste de très grand talent (on l'a vu notamment sur The Wall ou Clandestino), Olivier Gann nous a livré une interprétation a été de très grande qualité et décontractée, voire joviale. Moment amusant lorsque le monsieur ayant demandé « Manhattan - Kaboul » a été invité à tenir sur scène le rôle d'Axelle Red...

Ci-contre la setlist telle que je m'en souviens, c'est-à-dire dans le désordre. Et ci-dessous quelques miennes vidéo filmées à cette occasion des compositions d'Olivier Gann et publiées avec son aimable autorisation. Parmi celles-ci, j'ai particulièrement aimé « Vintage », « Comment je vais » (mélancolique à souhait) et « Quarante ans ».

Merci !

Vintage
À l'ouest
Quarante ans
Comment je vais
SPA
Le pharmacien de garde