Changement de style musical aujourd'hui puisqu'en ce vendredi 13 mars nous prenons la direction de Béthune pour la venue de Suzanne Vega, célèbre chanteuse folk new-yorkaise qui s'est fait connaître dans les années 1980 avec des morceaux tels que Tom's Diner ou Luka. Pour ma part j'avais été très marqué par son album 99.9 F° au début des années 1990. Elle effectue cette année une tournée qui la fait passer par quelques dates françaises, et c'était très probablement la seule occasion que nous avions de l'écouter sur scène.
Arrivés un peu en avance au théâtre municipal de cette sous-préfecture du Pas-de-Calais, nous prenons le temps de nous restaurer et accédons au lieu. J'avais pris des places en face de la scène, mais parmi les derniers rangs disponibles. Après une ascension valeureuse de quelques volées de marches, nous atteignons nos places. Joli théâtre mais question confort, pardon. Je ne suis pas forcément exigeant mais, mesurant un peu plus d'1m60 (qui a dit « et pesant plus de 60kg » ?), je me sens peu à l'aise sur ce fauteuil où j'ai l'impression d'être plié en quatre (en fait j'étais plié en trois). Bref.
Dans la salle quelques crânes un peu dégarnis, comme on pouvait s'y attendre, mais aussi un public parfois plus jeune, très sage évidemment, mais sympa quand même. La scène n'est pas très garnie : trois stands pour autant de musiciens, dont la chanteuse.
Setlist (approximative) :
Marlene On The Wall
99.9 F°
Caramel
Tous les garçons et les filles [Françoise Hardy]
Small Blue Thing
Gypsy
The Queen And The Soldier
Flying With Angels
Speakers' Corner
Chambermaid
I Never Wear White
Some Journey
Luka
Tom's Diner
Rappels :
Walk On The Wild Side [Lou Reed]
Galway
Celle-ci arrive peu après 20h, dans une tenue sombre sobre, avec un chapeau haut de forme pour entamer Marlene On The Wall, couvre-chef qu'elle enlève à la fin de ce premier titre. Elle est à la guitare sèche tandis que son acolyte irlandais Gerry Leonard s'installe à la guitare électrique branchée sur un pedalboard regroupant de multiples pédales d'effets. Ils sont rejoints plus tard par une (célèbre) violoncelliste, Stephanie Winters, qui tape volontiers dans un tambourin, le tout restant tout de même très calme.
Une quinzaine de titres sont joués (les parisiens ont eu droit deux jours plus tard à un second rappel par rapport à nous pauvres nordistes!). La liste ci-contre est ce que j'en ai retenu mais il est possible qu'elle ne soit pas tout à fait exacte. Entre deux morceaux, Suzanne n'hésite pas à s'adresser au public en Français, avec toujours une petite pointe d'humour bienvenue (à propos de The Queen And The Soldier « it's an old song... it's not only old but quite long... it's not only old and long but sad... it's not only old and long and sad, it also has a tragic ending, which I'm sure you will enjoy... »), racontant quelques anecdotes amusantes, par exemple sur sa rencontre avec Bob Dylan (il avait même souri!) en marge d'un concert, ou quand elle explique qu'il faut d'abord jouer les anciens morceaux avant les nouveaux, sinon le public stresse.
Parmi les titres qui m'ont le plus marqué, je citerais bien sûr 99.9 F°, mais aussi une reprise inattendue de Tous les garçons et les filles de Françoise Hardy (Suzanne raconte d'ailleurs sa rencontre avec cette dernière dans un restaurant), l'inévitable Luka ou encore Tom's Diner. J'ai également beaucoup aimé Flying With Angels, qui figure sur son dernier album (du même nom d'ailleurs) en date (sorti en 2025). Dans les rappels on a eu une reprise du célèbre Walk on The Wild Side de Lou Reed, son ami de toujours.
Environ 1h45 de concert, très sympa et très apprécié du public. Je vous laisse avec quelques vidéos que j'ai pu tourner, souvenirs de cette belle soirée à Béthune.
Suzanne Vega - 99.9 F° (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Caramel (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Tous les garçons et les filles (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Small Blue Thing (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - The Queen And The Soldier (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Luka (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Tom's Diner (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Walk On The Wild Side (Béthune, 13.03.2026)
Dire que je l'attendais était un euphémisme! Nouvel album dans les oreilles (un peu court les amis! 37 minutes au compteur, j'en aurais bien repris un peu plus!), c'était ce week-end que je rejoignais la capitale et y retrouvais une partie de ma descendance pour le concert de l'un de mes groupes préférés du moment, Beyond The Black !
On rembobine.
Samedi 17 janvier, peu après 13h, un petit coup de TER jusque Arras puis de TGV (en retard comme de juste), et me voici à Paris. Le temps de poser ma valise dans un hôtel du 11ème, et je rejoins déjà le Boulevard Voltaire pour repérer un peu les lieux. Difficile de passer à côté du lieu tant convoité, puisqu'un énorme semi-remorque est garé le long du boulevard, arborant la photo géante du groupe teuton, et à côté de lui un tour-bus un poil moins voyant mais tout aussi imposant.
Sur le trottoir la petite entrée du Bataclan, et à côté d'elle une déjà respectable file d'attente, non pas jusqu'à cette entrée mais vers le bistrot d'à côté. Difficile de s'y tromper toutefois, il s'agit bien de fans qui attendent de rencontrer le groupe pour une séance de dédicaces. Il faut cependant un pass VIP (ou équivalent) pour y accéder... zut, tant pis on s'en passera. La météo du jour est plutôt sympa, autant faire un peu de tourisme en remontant le boulevard jusqu'à la place de la République.
Une fois restaurés, nous nous dirigeons à nouveau vers le lieu du concert où nous arrivons vers 18h30. Une file d'attente nettement plus longue (elle déborde sur les rues adjacentes) attend l'ouverture des portes (pourtant prévue à 18h). Qu'importe, on patiente dans la bonne humeur et ça va tout de même relativement vite.
En accédant au vestiaire du site, on ne peut s'empêcher de repenser à l'horreur qui s'était abattue à ce même endroit il y a 10 ans, quand les ordures de Daesch s'étaient livrés à leur odieux massacre. Mais l'ambiance n'est pas vraiment au recueillement ; c'est plutôt l'excitation du moment. Une fois débarrassés de nos peaux de bêtes, nous accédons à la salle. Pas très grande, la scène est assez proche. Un bar fait toute la largeur du fond, des barrières légèrement surélevées sur les côtés permettent à quelques spectateurs de prendre un peu de hauteur. Sur le mur opposé à l'entrée, le stand merchandising, déjà pris d'assaut. J'y renonce d'emblée, il y aura toujours le site de vente en ligne pour les indispensables t-shirts.
Setlist Seraina Telli :
Let It All Out
I'm Not Sorry
17
Remember You
Brown Eyed Boys
Song For The Girls
I Dare To
Love
19h tapantes, les lumières s'éteignent et arrive le premier groupe, Seraina Telli. Groupe est un bien grand mot puisque le nombre total de musiciens sur scène est égal à deux : la chanteuse suisse Seraina (ancienne chanteuse de Burning Witches jusqu'en 2019) et, si j'ai bien compris, son frère, batteur de son état. La frontwoman a beau avoir une guitare en bandoulière et accès à un clavier dont elle use très correctement, on comprend vite qu'elle ne pourra pas assurer tout ça en plus du chant, et qu'en conséquence une bonne partie de la musique est en réalité enregistrée.
J'avoue que ça m'a dérangé. Je comprends bien que chaque musicien peu connu ne peut pas se permettre d'avoir quantité de musiciens de session, à défaut d'un vrai groupe. Même pour des groupes confirmés, des effets spéciaux sonores, des chanteurs invités pas forcément présents le jour J, nécessitent de recourir à des enregistrements partiels. Mais là voir Seraina chanter, avec un accompagnement musical à la guitare, basse et au clavier sans qu'aucun n'en joue, m'a laissé une drôle d'impression.
J'ai néanmoins essayé de faire abstraction de ce point particulier pour me concentrer sur la prestation de ce soir. D'une durée de 45 minutes, il s'est agi d'un hard rock, tirant parfois sur le blues rock, d'assez bonne facture, mais avec tout de même des moments creux pendant lesquels on était sur le point de s'ennuyer un peu. Quelques moments plus énergiques font du bien, mais j'ai honnêtement peu accroché. Malgré ce sentiment je crois un peu général, l'accueil du public a été plutôt bon.
Petite pause, le temps pour les roadies d'installer le matos pour le second groupe du soir, et c'est vers 20h que déboule ce dernier sur la scène. Le public me semble comme nous dans l'expectative, ne sachant à quelle sauce les Allemands de Setyøursails vont le manger.
Setlist Setyøursails :
Bad Blood
Why
Bad Company
Fckoff
Halo
Best Of Me
Je crois pouvoir dire que si je n'avais pas eu l'occasion de les voir ce soir je ne les aurais sans doute jamais écoutés, tant le style revendiqué « metalcore moderne » est généralement éloigné de mes habitudes musicales. Et cela aurait été une sacrée erreur ! Quelle baffe ! Quelle énergie ! Quelle chance d'avoir pu les voir sur scène ce soir !
Autour de Jules Mitch au chant (hurlé), on trouve 3 musiciens bourrés d'énergie jouant un métal empruntant volontiers aux influences électroniques et au nu-metal des années 2000. Chaque phrase lancée au public est truffée de jurons « break your fucking necks », « you guys fucking rock », « thank you so fucking much ». D'abord sur la réserve, on se laisse gagner par l'énergie communicative, et les circle pits (la version métal de la farandole), walls of death s'enchaînent... L'adhésion du public dans la fosse est totale et l'ambiance survoltée.
Une belle fucking découverte pour moi ! Le bouillant set de Setyøursails s'achevant vers 20h45, un petit rafraichissement s'avère nécessaire. Une bière ? ok, mais pinte obligatoire (pas de 25cl!), à 9€! Un peu fucking exagéré non ? Bon, ne ronchonnons pas, l'arrivée de Beyond The Black est imminente... On fait désormais face à un rideau noir et juste avant qu'il ne tombe, le classique Paint It Black des Rollling Stones retentit en guise d'intro... L'attente est à son paroxysme.
Setlist Beyond The Black :
Break The Silence
Hysteria
Rising High
Heart Of The Hurricane
Reincarnation
Songs Of Love And Death
Synth Medley
Wounded Healer
Ravens
The Flood
Lost In Forever
Written In Blood
Let There Be Rain
When Angels Fall
Shine And Shade
In The Shadows
Rappels:
The Art Of Being Alone
Running To The Edge
Hallelujah
Lorsqu'il tombe enfin (je parle du rideau), le groupe apparaît dans un éclair lumineux et attaque Break The Silence, qui est également le titre du nouvel album. Sur l'écran en fond de scène sont diffusées les images du clip officiel, dépeignant un monde futuriste peu réjouissant.
Le groupe comporte 5 musiciens sur scène, pour 4 membres officiels : la chanteuse Jennifer Haben, véritable figure de proue du groupe, les guitaristes Chris Hermsdörfer (solo) et Tobias Lodes (rythmique) et le batteur Kai Tschierschky. Le groupe ne possède plus de bassiste permanent, mais Linus Klausenitzer officie en tant que bassiste de session.
D'emblée j'ai été frappé par la justesse du groupe sur des morceaux tout de même rapides, l'incroyable présence de Jennifer sur la scène, mais surtout par le niveau technique des guitaristes sans que cela tourne jamais à la démonstration purement technique sacrifiant le côté mélodique. Les soli de Chris sont toujours bienvenus, et bien mis en valeur, et la section rythmique basse/batterie est solide. Les deux guitaristes participent également aux backing vocals, par exemple sur Reincarnation.
Le public ne s'y est pas trompé, réservant un accueil enthousiaste à la formation. On a même vu quelques circle pits, l'effet de Setyoursails peut-être. Peut-être ai-je ressenti une petite pointe de frustration de n'avoir qu'une date en France sur cette tournée alors que d'autres pays (réputés plus « métal », probablement) en ont une dizaine. Mais c'est le serpent qui se mord la queue! Pays moins métal => moins de concerts => pays moins métal... D'où l'importance d'en parler et de faire connaître, ce que j'essaie de faire à mon modeste niveau. Mais je diverge.
Les titres se sont enchaînés et le concert est vraiment passé trop vite. Les titres joués font bien sûr la part belle au nouvel album Break The Silence sorti le 9 janvier dernier, mais piochent dans toute la discographie du groupe. Un petit regret de ma part : qu'un seul titre (Reincarnation) soit issu du précédent album (Beyond The Black, sorti en 2023). Et puis il est dommage d'avoir une chanson en Français ((la vie est un) cinéma) sur le nouvel album mais de ne pas la jouer lors de l'unique date française de la tournée ! Mais je comprends bien qu'il n'est pas facile de modifier la setlist pour une seule date.
Parmi les titres les plus marquants, de mon point de vue, de la setlist, je citerai :
Rising High (qui ouvre l'album Break The Silence)
Wounded Healer, tiré de l'album Horizons (2020), joué de façon différente puisque Chris et Jennifer s'installent tous deux au synthé (classique et percussions) pour une intro électro et une prestation globalement plus atmosphérique que sur l'album (où Elize Ryd, d'Amaranthe, officiait comme guest vocalist). Une belle version, tout en subtilité.
Ravens, enchaîné après Wounded Healer, est tiré de Breaking The Silence. Cette fois Chris est à la guitare acoustique, et Jennifer arbore de grandes et magnifiques ailes. Véritable hymne en hommage aux fans du groupe, cette magnifique balade acquiert sur scène un côté majestueux que je n'avais pas perçu à l'écoute de l'album.
The Flood, avec quelques effets électroniques, qui redonne un coup de boost au public via un riff particulièrement entraînant. On pense évidemment à Matrix avec ces effets lumineux et le message global du morceau.
Written In Blood (album Lost In Forever, 2016) : un morceau que j'ai toujours adoré pour sa mélodie imparable.
The Art Of Being Alone (album Breaking The Silence) : avec Chris Harms (chanteur/guitariste/violoncelliste du groupe de métal gothique Lord Of The Lost) en guest vocalist sur l'album, ce morceau est ici joué en premier sur la liste des rappels. Le visage de Chris Harms est projeté sur l'écran, et son chant si caractéristique, ainsi que les vocalises initiales de Jennifer, contribuent à donner une couleur bien particulière, sombre et un rien dépressive, en tout cas très émouvante. Le final de ce morceau était particulièrement prenant.
Le concert s'achève sur un Hallelujah (album Songs Of Love And Death, 2015) de toute beauté avec ses guitares en harmonie, l'occasion également pour Jennifer de remercier toute l'équipe de tournée, dont on devine qu'elle ne chôme pas! De fait, on peut constater, en faisant la queue pour récupérer notre vestiaire, que le matériel est vite rangé, le groupe devant filer dans un autre pays dès le lendemain.
Sans nul doute l'un des meilleurs concerts auxquels j'ai assistés, même si je suis conscient de dire ça à peu près à chaque fois !
Je vous laisse avec quelques miennes vidéos tournées ce jour, sachant que Youtube regorge de vidéos (parfois intégrales) de concerts de la même tournée.
The Red and the Blue est une série d'animations en image par image réalisée à partir des années 1970 par le studio Misseri (fondé par Francesco Misseri et basé à Florence), à qui on doit également Mio Mao et Quaq quao. Ces séries étaient essentiellement diffusées dans les émissions pour enfants et je pense qu'elles ont marqué une génération.
The Red and the Blue était peut-être pour un public un tout petit peu plus âgé (on l'a retrouvée notamment dans l'émission Cellulo, consacrée à l'animation en général et qui passait sur France 5 dans les années 1990).
Le principe est celui d'un gros personnage naïf (rouge) vaguement humanoïde, taquiné par un petit bleu adoptant des formes totalement variées. En pâte à modeler entièrement formée à la main, en stop motion, et bruité à la bouche (sans qu'aucun mot soit généralement reconnaissable), ce qui devait représenter un travail phénoménal pour des épisodes de quelques minutes.
Une série qu'on regarde avec tendresse et nostalgie... et justement, le studio Misseri vient de publier sur sa chaîne YouTube une compilation de 5 épisodes! La voici, ci-dessous, à regarder avec un paquet de bonbons à portée de main!
Aujourd'hui je répare tardivement une immense injustice, celle de n'avoir jamais parlé, sur ce prolixe blog d'un groupe relativement récent que j'adore : Beyond The Black.
Formé en 2014 en Allemagne, ce groupe emmené par la très charismatique Jennifer Haben au chant, le groupe officie dans un power metal très efficace aux mélodies irrésistibles. J'ai été très marqué par la sortie en 2023 de leur album éponyme (avec les titres Is There Anybody Out There?, Winter Is Coming ou encore Reincarnation) mais aussi dès 2016, époque à laquelle je les ai découverts, lors de la sortie de l'album Lost In Forever (et la chanson du même nom, véritable tube dans le style). Il était plus que temps de réparer cette injustice, donc.
Aujourd'hui la sortie du 6ème album, intitulé Break The Silence, est imminente puisque prévue le 9 janvier 2026, soit... demain! Plusieurs titres ont déjà été révélés, et notamment - si j'ai bien compris - plusieurs d'entre eux forment une sorte d'histoire cohérente.
Plus important encore, le groupe sera à Paris au Bataclan le 17 janvier, c'est-à-dire la semaine prochaine. Et votre serviteur y sera avec (une partie) de sa progéniture! Hâte!
Ci-dessous je place la vidéo de leur concert au Wacken Open Air 2025 (seulement 3 titres, je doute que ce soit leur prestation complète), ainsi que quelques vidéos clip (officiels) de certains des titres les plus marquants du groupe.
Beyond The Black - Live at Wacken Open Air 2025 (ou au moins un extrait)
Beyond The Black - Lost In Forever (tiré de l'album du même nom en 2016)
Beyond The Black - Is There Anybody Out There? (qui ouvrait magistralement l'album Beyond The Black en 2023)
Beyond The Black - Reincarnation (second titre de l'album Beyond The Black)
Beyond The Black - Into The Light (à nouveau extrait de l'album Beyond The Black)
Beyond The Black - Rising High (premier titre révélé de Break The Silence)
Beyond The Black - The Art Of Being Alone (avec la participation en chanteur invité de Lord Of The Lost), magnifique et un rien dépressif
Beyond The Black - Break The Silence (tiré de l'album du même nom... j'adore)