On a appris cette semaine le décès de Chris Cornell, musicien de son état, très connu pour avoir été le chanteur-guitariste des pionniers du mouvement grunge Soundgarden jusqu'en 1997. C'est notamment à lui qu'on doit le célèbre Black Hole Sun (album Superunknown, vidéo ci-dessous), titre délicieusement torturé sorti en 1994. Soundgarden s'était reformé en 2010 et avait publié un nouvel album en 2012.
Chris Cornell avait également poursuivi sa carrière en solo et aussi avec Audioslave.
Je ne résiste pas au plaisir de partager le clip officiel de Cirice, single extrait du troisième album de Ghost, Meliora, sorti en 2015.
Chef d’œuvre du genre à mon avis, ce clip est fortement inspirée par le Carrie de Stephen King. On y retrouve bien sûr Papa Emeritus II sous les traits d'un jeune garçon, accompagné des célèbres Nameless Ghouls, interprétant la chanson lors d'un spectacle de fin d'année de son école... et une petite héroïne qui se fâche un peu à la fin.
Un coup à filer la chair de poule à Miss Boutin... Personnellement j'adore !
Ultra Vomit a sorti hier 28 avril son 4ème album studio, Panzer Surprise !, plus de 9 ans après le précédent Objectif Thunes (2008) où figuraient déjà des morceaux de bravoure tels ce Je collectionne des canards (vivants).
Entooned
Kammthaar
Un chien géant
Takoyaki
Super sexe
Hyper sexe
La bouillie I
E-TRON (digital caca)
Le train fantôme
Calojira
La bouillie II
Jésus
Anthracte
Keken
La bouillie III
Noël
Pink Pantera
La ch'nille
La bouillie IV
Batman vs. Predator
Pipi vs. caca
Evier metal
Alors comme d'hab on y retrouve tout ce qui a fait le succès du quatuor nantais, avec une série de 22 titres plus parodiques que jamais (liste ci-contre), avec d'énormes clins d’œil et hommages vers des groupes plus ou moins mythiques tels que Rammstein (Kammthaar) ou encore Gojira, AC/DC (magnifique adaptation gospel de Thunderstruck dans ce "Jésus" !) et Pantera. Un peu d'humour pipicaca aussi, obligé.
Je les avais vus sur scène au RaismesFest 2009 et j'espère que j'en aurai de nouveau l'occasion !
L'album est en écoute intégrale gratos notamment sur deezer et sans doute ailleurs. Ci-dessous le teaser. Imparable !
Qui n'a jamais été étonné, agacé ou amusé de cette expression, fréquente au demeurant notamment en milieu professionnel ?
Nous allons adopter une nouvelle démarche... et pour ce faire je cède la place aux spécialistes, les Monty Python, avec leur sketch culte The Ministry of Silly Walks !
En ce frais samedi 5 novembre de l'an de grâce 2016, j'ai eu la chance d'assister à deux superbes concerts, respectivement de Evergrey et Delain, en cette bonne ville de Lille, dans cet ancien cinéma vieillot mais avec un certain cachet qu'est le Splendid, dans le quartier de Fives. Wow ça c'est de la phrase d'introduction.
L'endroit est facilement bien accessible depuis l'autoroute A1 (ce n'est pas du luxe) et, même si on rame un peu pour trouver de quoi se garer dans les rues adjacentes, c'est n'est pas aussi stressant que de devoir accéder au Zénith un jour d'affluence...
Mauvaise surprise cependant en arrivant vers 19h40 pour un concert censé débuter à 20h : le premier groupe de la soirée, Kobra And The Lotus entame sa dernière chanson ! On avait eu le même coup l'an dernier au concert de Nightwish à Bercy, pour lequel une bonne partie du public avait raté la prestation de l'excellent Amorphis! Les organisateurs de concerts doivent vraiment faire un effort de respect des horaires et du public par la même occasion. Si un concert est censé débuter à 20h, on ne le fait pas démarrer à 19h bon sang !
Trêve de coup de gueule, mais c'est tout de même un peu rageant de n'avoir pu proprement découvrir ce groupe canadien qui fait l'effort de venir nous voir à cette occasion.
Vers 20h10 les lumières s'éteignent et c'est donc Evergrey qui investit la scène. Un peu à l'étroit à cause du matériel déjà installé sur la scène pour Delain, le quintet suédois nous livre un set particulièrement réussi. J'étais déjà un peu familier de leur répertoire, depuis Recreation Day (en 2003, ça date!), que j'avais tendance à trouver un peu austère, et The Inner Circle en 2004, puis un peu perdu de vue et redécouvert en 2014 avec Hymns For The Broken. La bande à Tom Englund nous a gratifié d'une petite dizaine de titres tous envoûtants, voire hypnotiques, au sein desquels la place des claviers, bien que ne prenant jamais le pas sur les guitares, est centrale. La voix de Tom Englund s'intègre parfaitement à ces ambiances, et on se laisse emporter.
Au gré des pauses entre titres, le brave Tom se fend de quelques petites blagues, fait acclamer le samedi soir et huer le lundi matin... Le set fait évidemment la part belle à leur excellent dernier album en date, sorti en 2016 et intitulé The Storm Withn. Tom nous explique à propos de l'un des titres (In Orbit) qu'il est normalement chanté par Floor Jansen (Nightwish), mais qu'il n'a que son bassiste, Johan Niemann (ex-Therion), barbu et un peu dégarni, à nous proposer à la place. Côté musiciens, tous ont excellé, avec une mention spéciale au guitariste Henrik Danhage qui sur l'un des titres nous a livré un solo magnifique (voir la vidéo plus bas). En ce qui me concerne, le coup de cœur ira sans aucun doute à A Touch Of Blessing (tiré de The Inner Circle, voir la vidéo plus bas).
Après une cinquantaine de minutes, Evergrey quitte la salle sous les acclamations amplement méritées du public. Le temps d'aller prendre un verre, retrouver un collègue-qui-passait-par-là (salut Stéph!), on s'installe près de la table de mixage (assurément le meilleur endroit de la salle question acoustique) en attendant l'arrivée de la tête d'affiche : Delain !
Arrivée de Delain sur scène quelques dizaines de minutes plus tard... Seconde fois que j'assistais à l'une de leurs prestation, après leur première partie de Within Temptation en 2014 (voir ici), mais première fois en tête d'affiche. On attaque directement avec le morceau ouvrant le nouvel album Moonbathers, Hands Of Gold. Le son est très bon (pas de basse qui écrase tout, comme parfois), l'accueil du public est excellent.
La liste des titres fait évidemment la part belle à Moonbathers (7 titres) mais l'ensemble de la discographie du groupe est bien représenté. J'ai vraiment adoré l'ensemble de la prestation du groupe, très pro tant dans l'interprétation que la communication avec le public ou la cohésion du groupe qui « headbangue » à l'unisson.
Tous les yeux sont rivés sur la frontwoman Charlotte Wessels bien sûr, mais elle ne vole pas la vedette au reste du groupe. Timo Somers, guitariste plutôt baraqué, assure également certaines parties vocales (sur le refrain de Fire With Fire notamment), la (minuscule) Merel Bechtold qui officie comme seconde guitare au sein de la formation depuis 2015 semble bien intégrée et prend un plaisir non dissimulé, Otto Schimmelpenninck van der Oije (disons Otto, pour faire simple) assure également les growls sur certains morceaux (il a l'air bien remis de son accident embarrassant survenu à Birmingham il y a deux ans). Ces quatre musiciens se partagent le devant de la scène pour assurer une prestation très dynamique, tandis que Ruben Israel (batterie) et Martijn Westerholt (claviers et co-fondateur du groupe, ex-Within Temptation) se trouvent forcément un peu plus « coincés » en fond de scène par leurs instruments.
Le titre qui m'a le plus marqué était aussi l'un des plus dynamiques, extraits de Moonbathers : Fire With Fire. Mais la totalité de ce concert était un sans faute ! Et bien entendu en fin de concert l'inévitable We Are The Others, hymne à la tolérance suite à la triste et sordide histoire du meurtre de Sophie Lancaster à l'âge de 20 ans en 2007.
Le concert s'est terminé vers 23h. On aurait évidemment davantage de titres - personnellement des titres chantés avec Marco Hietala (Nightwish) sur album m'auraient bien plu - mais toutes les bonnes choses ont une fin.
J'ai tourné quelques vidéos (une rapide recherche sur youtube ou ailleurs en révèle d'autres), que je vous livre en pâture ci-dessous. Il y avait aussi « April Rain » mais Youtube a décidé de la bloquer dans « quelques pays, pour des raisons de droits d'auteurs ». Quelques pays ? oui, 238 très exactement. Par contre les autres vidéos ça va. Y'a des fois il ne faut pas chercher.
Arrivée d'Evergrey & Passing through
Evergrey: guitar solo
Evergrey: A Touch Of Blessing
Delain: Intro & Hands Of Gold
Delain: The Hurricane
Delain: Get The Devil Out Of Me
Delain: The Gathering (anniversaire 10 ans de l'album Lucidity)
Ce superbe morceau a été repris par Wolf Hoffmann, guitariste d'Accept (dont je parlais récemment ici) sur son disque de reprises classiques nommé Headbangers Symphony, sorti le 1er juillet 2016 chez Nuclear Blast.
Pour le métalleux qui n'est pas allergique au classique, ce disque est un must. Les morceaux sont soit des reprises adaptées, soit des compositions largement inspirées d’œuvres classiques. En voici le track-listing :
Scherzo (Beethoven)
Night On Bald Mountain (Moussorgsky)
Je Crois Entendre Encore (Bizet)
Double Cello Concerto in G Minor (Vivaldi)
Adagio (Albinoni)
Symphony No. 40 (Mozart)
Swan Lake (Tchaikovsky)
Madame Butterfly (Puccini)
Pathétique (Beethoven)
Meditation (Massenet)
Air on the G String (Bach)
Bien sûr les guitares sont saturées, la grosse caisse est de sortie, mais l'esprit et la mélodie de chacun de ces morceaux est préservé, le punch en plus. Dans sa présentation, Wolf Hoffmann explique que, très occupé par son groupe principal (Accept, vous suivez ?), il n'avait que quelques semaines par an pour travailler sur ce projet parallèle, qui était donc en gestation depuis quelques années.
Ci-dessous, donc, Une nuit sur le mont chauve, avec un clip assez amusant. On trouve les autres vidéos facilement sur youtube, y compris un bonus : Roméo & Juliette, de Prokofiev, écarté de l'album pour une question de droits.