mardi 23 juin 2026

The Gathering & Anneke à Oignies (le Métaphone) le 20 juin 2026

Nouveau changement de style aujourd'hui car, sur la route qui les emmène du Hellfest de Clisson où ils ont joué hier jeudi 19 jusqu'au Graspop Metal Meeting de Dessel où ils seront demain, les pionniers du métal atmosphérique The Gathering nous gratifient d'un arrêt en notre petite bourgade de Oignies.

Une prestation historique puisque la tournée qu'ils ont entamée en 2025 regroupe le line-up « classique », celui qui était en place en 1995 pour la sortie de l'album Mandylion dont on fête donc les 30 ans. Par line-up classique on entend René Rutten et Jelmer Wiersma à la guitare, Frank Boeijen aux claviers, Hugo Prinsen Geeligs à la basse et Hans Rutten à la batterie, mais surtout Anneke Van Giersbergen au chant. Line up exceptionnel donc puisqu'il s'agit d'une réunion, Anneke ayant quitté le groupe en 2007, partie voguer vers d'autres horizons musicaux. On a une petite pensée tout de même pour l'actuelle chanteuse Silje Wergeland qui officiait dans le groupe depuis 2009 et s'en est vue de fait écartée. Elle a, fort logiquement, officiellement quitté le groupe en décembre 2025.

Ce soir de canicule, donc, nous nous retrouvons au Métaphone à Oignies, sur un ancien site minier (le 9-9bis) réaménagé en salle de concert, studio d'enregistrement et installations associées. Accompagné d'un mien neveu, nous nous y retrouvons vers 19h, le temps d'avaler sandwich et une bouteille d'eau (juste son contenu, rassurez-vous) et sommes en place vers 19h30, le concert étant annoncé pour 20h. La salle elle-même est assez petite, assez semblable à l'Aeronef de Lille pour la taille, avec cependant barrières surélevées sur les côtés et un balcon où il y a quelques places assises. Le public est encore clairsemé mais cela arrive progressivement. Nous sommes installés raisonnablement près mais l'attente est longue. Heureusement la salle est correctement rafraichie.

Setlist :

  1. Eléanor
  2. Fear The Sea
  3. In Motion #1
  4. On Most Surfaces (Inuit)
  5. Broken Glass
  6. Waking Hour
  7. Probably Built In The Fifties
  8. Analog Park
  9. In Motion #2
  10. Leaves
  11. Sand And Mercury
  12. Strange Machines

Rappels :

  1. Travel
  2. Saturnine 

Le concert débute finalement vers 20h30 après une heure d'attente qui a vu la salle se remplir et la température monter d'un cran par la même occasion.

Cela commence par quelques notes flûtées qui sur l'album débutaient le titre Mandylion, mais se poursuivent par l'un des morceaux emblématiques de l'album, Eléanor. De fait l'intégralité de l'album est joué, à l'exception de Mandylion lui-même (sans doute moins approprié pour la scène), dans un ordre différent (en bleu sur la setlist ci-contre).

S'y intercalent quelques morceaux tirés de quelques autres des albums classiques Nighttime Birds (1997, en vert), How To Measure A Planet? (1998, en rouge), If Then Else (2000, en violet), Souvenirs (2003,  en jaune) et Home (2006, en noir). Tous ces albums ont bien sûr en commun d'avoir été enregistrés dans la période où Anneke officiait dans le groupe, même si certains des autres musiciens présents ce soir avaient eux aussi quitté le groupe lors de l'enregistrement de ces albums.

La musique ce soir est comme toujours caractérisée par des rythmes généralement lents, un son « enveloppant » (la voix lancinante d'Anneke qui est souvent mixée au même niveau que les instruments y est pour quelque chose) et des mélodies planantes avec des accélérations en forme de transe.


Parmi les morceaux qui m'ont le plus marqué je citerai Eléanor bien sûr, In Motion #1, Probably Built In The Fifties avec sa rythmique d'intro si particulière, Broken Glass avec un effet hypnotique en début de morceau et surtout Travel et Saturnine, véritables chefs d’œuvre. J'aurais aimé avoir d'autres titres bien sûr, tels Illuminating (album How To Measure A Planet?), mais on ne peut pas tout avoir en 1h30.

Le groupe a semblé particulièrement heureux d'être là, dans cette « oasis verte après la chaleur et le bruit du Hellfest » (dixit Anneke), et l'accueil du public extrêmement chaleureux, trop conscient de la chance unique de voir le groupe dans cette configuration. Le concert s'est terminé vers 22h15 et, après un bon bol d'air frais, nous reprenons la route. Une bonne soirée et un superbe concert!


Ci-dessous quelques vidéos que j'ai pu tourner à cette occasion, avec une qualité forcément variable. 

Intro de Mandylion et Eleanor
In Motion #1
Broken Glass
Probably Built In The Fifties
In Motion #2
Leaves
Strange Machines
Travel
Saturnine

lundi 30 mars 2026

Suzanne Vega @Béthune (théâtre municipal) le 13/3/2026

Changement de style musical aujourd'hui puisqu'en ce vendredi 13 mars nous prenons la direction de Béthune pour la venue de Suzanne Vega, célèbre chanteuse folk new-yorkaise qui s'est fait connaître dans les années 1980 avec des morceaux tels que Tom's Diner ou Luka. Pour ma part j'avais été très marqué par son album 99.9 F° au début des années 1990. Elle effectue cette année une tournée qui la fait passer par quelques dates françaises, et c'était très probablement la seule occasion que nous avions de l'écouter sur scène.

Arrivés un peu en avance au théâtre municipal de cette sous-préfecture du Pas-de-Calais, nous prenons le temps de nous restaurer et accédons au lieu. J'avais pris des places en face de la scène, mais parmi les derniers rangs disponibles. Après une ascension valeureuse de quelques volées de marches, nous atteignons nos places. Joli théâtre mais question confort, pardon. Je ne suis pas forcément exigeant mais, mesurant un peu plus d'1m60 (qui a dit « et pesant plus de 60kg » ?), je me sens peu à l'aise sur ce fauteuil où j'ai l'impression d'être plié en quatre (en fait j'étais plié en trois). Bref.

Dans la salle quelques crânes un peu dégarnis, comme on pouvait s'y attendre, mais aussi un public parfois plus jeune, très sage évidemment, mais sympa quand même. La scène n'est pas très garnie : trois stands pour autant de musiciens, dont la chanteuse.

Setlist (approximative) :

  1. Marlene On The Wall
  2. 99.9 F°
  3. Caramel
  4. Tous les garçons et les filles [Françoise Hardy]
  5. Small Blue Thing
  6. Gypsy
  7. The Queen And The Soldier
  8. Flying With Angels
  9. Speakers' Corner
  10. Chambermaid
  11. I Never Wear White
  12. Some Journey
  13. Luka
  14. Tom's Diner

Rappels :

  1. Walk On The Wild Side [Lou Reed]
  2. Galway 

Celle-ci arrive peu après 20h, dans une tenue sombre sobre, avec un chapeau haut de forme pour entamer Marlene On The Wall, couvre-chef qu'elle enlève à la fin de ce premier titre. Elle est à la guitare sèche tandis que son acolyte irlandais Gerry Leonard s'installe à la guitare électrique branchée sur un pedalboard regroupant de multiples pédales d'effets. Ils sont rejoints plus tard par une (célèbre) violoncelliste, Stephanie Winters, qui tape volontiers dans un tambourin, le tout restant tout de même très calme.

Une quinzaine de titres sont joués (les parisiens ont eu droit deux jours plus tard à un second rappel par rapport à nous pauvres nordistes!). La liste ci-contre est ce que j'en ai retenu mais il est possible qu'elle ne soit pas tout à fait exacte. Entre deux morceaux, Suzanne n'hésite pas à s'adresser au public en Français, avec toujours une petite pointe d'humour bienvenue (à propos de The Queen And The Soldier « it's an old song... it's not only old but quite long... it's not only old and long but sad... it's not only old and long and sad, it also has a tragic ending, which I'm sure you will enjoy... »), racontant quelques anecdotes amusantes, par exemple sur sa rencontre avec Bob Dylan (il avait même souri!) en marge d'un concert, ou quand elle explique qu'il faut d'abord jouer les anciens morceaux avant les nouveaux, sinon le public stresse.

Parmi les titres qui m'ont le plus marqué, je citerais bien sûr 99.9 F°, mais aussi une reprise inattendue de Tous les garçons et les filles de Françoise Hardy (Suzanne raconte d'ailleurs sa rencontre avec cette dernière dans un restaurant), l'inévitable Luka ou encore Tom's Diner. J'ai également beaucoup aimé Flying With Angels, qui figure sur son dernier album (du même nom d'ailleurs) en date (sorti en 2025). Dans les rappels on a eu une reprise du célèbre Walk on The Wild Side de Lou Reed, son ami de toujours.

Environ 1h45 de concert, très sympa et très apprécié du public. Je vous laisse avec quelques vidéos que j'ai pu tourner, souvenirs de cette belle soirée à Béthune.

Suzanne Vega - 99.9 F° (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Caramel (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Tous les garçons et les filles (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Small Blue Thing (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - The Queen And The Soldier (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Luka (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Tom's Diner (Béthune, 13.03.2026)
Suzanne Vega - Walk On The Wild Side (Béthune, 13.03.2026)

mercredi 21 janvier 2026

Beyond The Black, Setyøursails et Seraina Telli @Paris (Le Bataclan) le 17/01/2026

Dire que je l'attendais était un euphémisme! Nouvel album dans les oreilles (un peu court les amis! 37 minutes au compteur, j'en aurais bien repris un peu plus!), c'était ce week-end que je rejoignais la capitale et y retrouvais une partie de ma descendance pour le concert de l'un de mes groupes préférés du moment, Beyond The Black !

On rembobine.

Samedi 17 janvier, peu après 13h, un petit coup de TER jusque Arras puis de TGV (en retard comme de juste), et me voici à Paris. Le temps de poser ma valise dans un hôtel du 11ème, et je rejoins déjà le Boulevard Voltaire pour repérer un peu les lieux. Difficile de passer à côté du lieu tant convoité, puisqu'un énorme semi-remorque est garé le long du boulevard, arborant la photo géante du groupe teuton, et à côté de lui un tour-bus un poil moins voyant mais tout aussi imposant.


Sur le trottoir la petite entrée du Bataclan, et à côté d'elle une déjà respectable file d'attente, non pas jusqu'à cette entrée mais vers le bistrot d'à côté. Difficile de s'y tromper toutefois, il s'agit bien de fans qui attendent de rencontrer le groupe pour une séance de dédicaces. Il faut cependant un pass VIP (ou équivalent) pour y accéder... zut, tant pis on s'en passera. La météo du jour est plutôt sympa, autant faire un peu de tourisme en remontant le boulevard jusqu'à la place de la République.

Une fois restaurés, nous nous dirigeons à nouveau vers le lieu du concert où nous arrivons vers 18h30. Une file d'attente nettement plus longue (elle déborde sur les rues adjacentes) attend l'ouverture des portes (pourtant prévue à 18h). Qu'importe, on patiente dans la bonne humeur et ça va tout de même relativement vite.

En accédant au vestiaire du site, on ne peut s'empêcher de repenser à l'horreur qui s'était abattue à ce même endroit il y a 10 ans, quand les ordures de Daesch s'étaient livrés à leur odieux massacre. Mais l'ambiance n'est pas vraiment au recueillement ; c'est plutôt l'excitation du moment. Une fois débarrassés de nos peaux de bêtes, nous accédons à la salle. Pas très grande, la scène est assez proche. Un bar fait toute la largeur du fond, des barrières légèrement surélevées sur les côtés permettent à quelques spectateurs de prendre un peu de hauteur. Sur le mur opposé à l'entrée, le stand merchandising, déjà pris d'assaut. J'y renonce d'emblée, il y aura toujours le site de vente en ligne pour les indispensables t-shirts.

Setlist Seraina Telli :

  1. Let It All Out
  2. I'm Not Sorry
  3. 17
  4. Remember You
  5. Brown Eyed Boys
  6. Song For The Girls
  7. I Dare To
  8. Love 

19h tapantes, les lumières s'éteignent et arrive le premier groupe, Seraina Telli. Groupe est un bien grand mot puisque le nombre total de musiciens sur scène est égal à deux : la chanteuse suisse Seraina (ancienne chanteuse de Burning Witches jusqu'en 2019) et, si j'ai bien compris, son frère, batteur de son état. La frontwoman a beau avoir une guitare en bandoulière et accès à un clavier dont elle use très correctement, on comprend vite qu'elle ne pourra pas assurer tout ça en plus du chant, et qu'en conséquence une bonne partie de la musique est en réalité enregistrée.

J'avoue que ça m'a dérangé. Je comprends bien que chaque musicien peu connu ne peut pas se permettre d'avoir quantité de musiciens de session, à défaut d'un vrai groupe. Même pour des groupes confirmés, des effets spéciaux sonores, des chanteurs invités pas forcément présents le jour J, nécessitent de recourir à des enregistrements partiels. Mais là voir Seraina chanter, avec un accompagnement musical à la guitare, basse et au clavier sans qu'aucun n'en joue, m'a laissé une drôle d'impression.

J'ai néanmoins essayé de faire abstraction de ce point particulier pour me concentrer sur la prestation de ce soir. D'une durée de 45 minutes, il s'est agi d'un hard rock, tirant parfois sur le blues rock, d'assez bonne facture, mais avec tout de même des moments creux pendant lesquels on était sur le point de s'ennuyer un peu. Quelques moments plus énergiques font du bien, mais j'ai honnêtement peu accroché. Malgré ce sentiment je crois un peu général, l'accueil du public a été plutôt bon.

Petite pause, le temps pour les roadies d'installer le matos pour le second groupe du soir, et c'est vers 20h que déboule ce dernier sur la scène. Le public me semble comme nous dans l'expectative, ne sachant à quelle sauce les Allemands de Setyøursails vont le manger.

Setlist Setyøursails :

  1. Bad Blood
  2. Why
  3. Bad Company
  4. Fckoff
  5. Halo
  6. Best Of Me 

Je crois pouvoir dire que si je n'avais pas eu l'occasion de les voir ce soir je ne les aurais sans doute jamais écoutés, tant le style revendiqué « metalcore moderne » est généralement éloigné de mes habitudes musicales. Et cela aurait été une sacrée erreur ! Quelle baffe ! Quelle énergie ! Quelle chance d'avoir pu les voir sur scène ce soir !

Autour de Jules Mitch au chant (hurlé), on trouve 3 musiciens bourrés d'énergie jouant un métal empruntant volontiers aux influences électroniques et au nu-metal des années 2000. Chaque phrase lancée au public est truffée de jurons « break your fucking necks », « you guys fucking rock », « thank you so fucking much ». D'abord sur la réserve, on se laisse gagner par l'énergie communicative, et les circle pits (la version métal de la farandole), walls of death s'enchaînent... L'adhésion du public dans la fosse est totale et l'ambiance survoltée.


Une belle fucking découverte pour moi ! Le bouillant set de Setyøursails s'achevant vers 20h45, un petit rafraichissement s'avère nécessaire. Une bière ? ok, mais pinte obligatoire (pas de 25cl!), à 9€! Un peu fucking exagéré non ? Bon, ne ronchonnons pas, l'arrivée de Beyond The Black est imminente... On fait désormais face à un rideau noir et juste avant qu'il ne tombe, le classique Paint It Black des Rollling Stones retentit en guise d'intro... L'attente est à son paroxysme.

Setlist Beyond The Black :

  1. Break The Silence
  2. Hysteria
  3. Rising High
  4. Heart Of The Hurricane
  5. Reincarnation
  6. Songs Of Love And Death
  7. Synth Medley
  8. Wounded Healer
  9. Ravens
  10. The Flood
  11. Lost In Forever
  12. Written In Blood
  13. Let There Be Rain
  14. When Angels Fall
  15. Shine And Shade
  16. In The Shadows

Rappels:

  1. The Art Of Being Alone
  2. Running To The Edge
  3. Hallelujah 

Lorsqu'il tombe enfin (je parle du rideau), le groupe apparaît dans un éclair lumineux et attaque Break The Silence, qui est également le titre du nouvel album. Sur l'écran en fond de scène sont diffusées les images du clip officiel, dépeignant un monde futuriste peu réjouissant.

Le groupe comporte 5 musiciens sur scène, pour 4 membres officiels : la chanteuse Jennifer Haben, véritable figure de proue du groupe, les guitaristes Chris Hermsdörfer (solo) et Tobias Lodes (rythmique) et le batteur Kai Tschierschky. Le groupe ne possède plus de bassiste permanent, mais Linus Klausenitzer officie en tant que bassiste de session.

D'emblée j'ai été frappé par la justesse du groupe sur des morceaux tout de même rapides, l'incroyable présence de Jennifer sur la scène, mais surtout par le niveau technique des guitaristes sans que cela tourne jamais à la démonstration purement technique sacrifiant le côté mélodique. Les soli de Chris sont toujours bienvenus, et bien mis en valeur, et la section rythmique basse/batterie est solide. Les deux guitaristes participent également aux backing vocals, par exemple sur Reincarnation.

Le public ne s'y est pas trompé, réservant un accueil enthousiaste à la formation. On a même vu quelques circle pits, l'effet de Setyoursails peut-être. Peut-être ai-je ressenti une petite pointe de frustration de n'avoir qu'une date en France sur cette tournée alors que d'autres pays (réputés plus « métal », probablement) en ont une dizaine. Mais c'est le serpent qui se mord la queue! Pays moins métal => moins de concerts => pays moins métal... D'où l'importance d'en parler et de faire connaître, ce que j'essaie de faire à mon modeste niveau. Mais je diverge.

Les titres se sont enchaînés et le concert est vraiment passé trop vite. Les titres joués font bien sûr la part belle au nouvel album Break The Silence sorti le 9 janvier dernier, mais piochent dans toute la discographie du groupe. Un petit regret de ma part : qu'un seul titre (Reincarnation) soit issu du précédent album (Beyond The Black, sorti en 2023). Et puis il est dommage d'avoir une chanson en Français ((la vie est un) cinéma) sur le nouvel album mais de ne pas la jouer lors de l'unique date française de la tournée ! Mais je comprends bien qu'il n'est pas facile de modifier la setlist pour une seule date.

Parmi les titres les plus marquants, de mon point de vue, de la setlist, je citerai :

  • Rising High (qui ouvre l'album Break The Silence)
  • Wounded Healer, tiré de l'album Horizons (2020), joué de façon différente puisque Chris et Jennifer s'installent tous deux au synthé (classique et percussions) pour une intro électro et une prestation globalement plus atmosphérique que sur l'album (où Elize Ryd, d'Amaranthe, officiait comme guest vocalist). Une belle version, tout en subtilité.
  • Ravens, enchaîné après Wounded Healer, est tiré de Breaking The Silence. Cette fois Chris est à la guitare acoustique, et Jennifer arbore de grandes et magnifiques ailes. Véritable hymne en hommage aux fans du groupe, cette magnifique balade acquiert sur scène un côté majestueux que je n'avais pas perçu à l'écoute de l'album.
  • The Flood, avec quelques effets électroniques, qui redonne un coup de boost au public via un riff particulièrement entraînant. On pense évidemment à Matrix avec ces effets lumineux et le message global du morceau.
  • Written In Blood (album Lost In Forever, 2016) : un morceau que j'ai toujours adoré pour sa mélodie imparable.
  • The Art Of Being Alone (album Breaking The Silence) : avec Chris Harms (chanteur/guitariste/violoncelliste du groupe de métal gothique Lord Of The Lost) en guest vocalist sur l'album, ce morceau est ici joué en premier sur la liste des rappels. Le visage de Chris Harms est projeté sur l'écran, et son chant si caractéristique, ainsi que les vocalises initiales de Jennifer, contribuent à donner une couleur bien particulière, sombre et un rien dépressive, en tout cas très émouvante. Le final de ce morceau était particulièrement prenant.

Le concert s'achève sur un Hallelujah (album Songs Of Love And Death, 2015) de toute beauté avec ses guitares en harmonie, l'occasion également pour Jennifer de remercier toute l'équipe de tournée, dont on devine qu'elle ne chôme pas! De fait, on peut constater, en faisant la queue pour récupérer notre vestiaire, que le matériel est vite rangé, le groupe devant filer dans un autre pays dès le lendemain.

Sans nul doute l'un des meilleurs concerts auxquels j'ai assistés, même si je suis conscient de dire ça à peu près à chaque fois !

Je vous laisse avec quelques miennes vidéos tournées ce jour, sachant que Youtube regorge de vidéos (parfois intégrales) de concerts de la même tournée. 

Seraina Telli : I'm Not Sorry

Seraina Telli : Love

Setyoursails : Bad Blood

Setyoursails : Fckoff

Setyoursails : Best Of Me

Beyond The Black : Break The Silence

Beyond The Black : Hysteria

Beyond The Black : Rising High

Beyond The Black : Reincarnation

Beyond The Black : Wounded Healer & Ravens

Beyond The Black : The Flood

Beyond The Black : Lost In Forever

Beyond The Black : Let There Be Rain

Beyond The Black : In The Shadows

Beyond The Black : The Art Of Being Alone

Beyond The Black : Running To The Edge

Beyond The Black : Hallelujah

dimanche 11 janvier 2026

The Red and the Blue : 5 épisodes

The Red and the Blue est une série d'animations en image par image réalisée à partir des années 1970 par le studio Misseri (fondé par Francesco Misseri et basé à Florence), à qui on doit également Mio Mao et Quaq quao. Ces séries étaient essentiellement diffusées dans les émissions pour enfants et je pense qu'elles ont marqué une génération.

The Red and the Blue était peut-être pour un public un tout petit peu plus âgé (on l'a retrouvée notamment dans l'émission Cellulo, consacrée à l'animation en général et qui passait sur France 5 dans les années 1990).

Le principe est celui d'un gros personnage naïf (rouge) vaguement humanoïde, taquiné par un petit bleu adoptant des formes totalement variées. En pâte à modeler entièrement formée à la main, en stop motion, et bruité à la bouche (sans qu'aucun mot soit généralement reconnaissable), ce qui devait représenter un travail phénoménal pour des épisodes de quelques minutes.

Une série qu'on regarde avec tendresse et nostalgie... et justement, le studio Misseri vient de publier sur sa chaîne YouTube une compilation de 5 épisodes! La voici, ci-dessous, à regarder avec un paquet de bonbons à portée de main!

jeudi 8 janvier 2026

Beyond The Black : nouvel album imminent!

Aujourd'hui je répare tardivement une immense injustice, celle de n'avoir jamais parlé, sur ce prolixe blog d'un groupe relativement récent que j'adore : Beyond The Black.

Formé en 2014 en Allemagne, ce groupe emmené par la très charismatique Jennifer Haben au chant, le groupe officie dans un power metal très efficace aux mélodies irrésistibles. J'ai été très marqué par la sortie en 2023 de leur album éponyme (avec les titres Is There Anybody Out There?, Winter Is Coming ou encore Reincarnation) mais aussi dès 2016, époque à laquelle je les ai découverts, lors de la sortie de l'album Lost In Forever (et la chanson du même nom, véritable tube dans le style). Il était plus que temps de réparer cette injustice, donc.

Aujourd'hui la sortie du 6ème album, intitulé Break The Silence, est imminente puisque prévue le 9 janvier 2026, soit... demain! Plusieurs titres ont déjà été révélés, et notamment - si j'ai bien compris - plusieurs d'entre eux forment une sorte d'histoire cohérente.

Plus important encore, le groupe sera à Paris au Bataclan le 17 janvier, c'est-à-dire la semaine prochaine. Et votre serviteur y sera avec (une partie) de sa progéniture! Hâte!

Ci-dessous je place la vidéo de leur concert au Wacken Open Air 2025 (seulement 3 titres, je doute que ce soit leur prestation complète), ainsi que quelques vidéos clip (officiels) de certains des titres les plus marquants du groupe.

Beyond The Black - Live at Wacken Open Air 2025 (ou au moins un extrait)

Beyond The Black - Lost In Forever (tiré de l'album du même nom en 2016)

Beyond The Black - Is There Anybody Out There? (qui ouvrait magistralement l'album Beyond The Black en 2023)

Beyond The Black - Reincarnation (second titre de l'album Beyond The Black)

Beyond The Black - Into The Light (à nouveau extrait de l'album Beyond The Black)

Beyond The Black - Rising High (premier titre révélé de Break The Silence)

Beyond The Black - The Art Of Being Alone (avec la participation en chanteur invité de Lord Of The Lost), magnifique et un rien dépressif

Beyond The Black - Break The Silence (tiré de l'album du même nom... j'adore)

vendredi 19 décembre 2025

Adieu Edika!

L'un des auteurs de Fluide Glacial les plus populaires nous a quittés cette semaine...

Adieu Edika, maître du surréalisme absurde, spécialiste du blougou à sens giratoire inversé ! Bronsky Proko, sa femme Olga, leur fils Paganini et leur fille Georges, sans oublier le chat Clark Gaybeul sont orphelins, comme nous tous!


 

samedi 13 décembre 2025

Lacuna Coil & Nonpoint @Lille (le Splendid) le 01/12/2025

En ce premier jour de décembre, la météo est relativement clémente mais la circulation sur les routes ne l'est pas. Après tout une galère pour atteindre la métropole lilloise, je rejoins (avec un peu d'avance, heureusement) la sympathique petite salle du Splendid où se produit ce soir un groupe que je connais depuis ses débuts au début des années 2000, à savoir les Milanais de Lacuna Coil. Je me suis décidé tardivement, mais il y avait encore de la place, je craignais donc que la fréquentation ne soit pas à la hauteur. La suite m'a rassuré.

Le temps de me procurer un sandwich et une boisson que j'avale rapidement, je rejoins la salle. Elle est bien sûr en configuration concert, la majorité des sièges démontés à l'exception de ceux situés derrière la table de mixage.

Setlist de NonPoint :
  1. Breaking Skin
  2. What A Day
  3. Chaos And Earthquakes
  4. Dodge Your Destiny
  5. Buscándome
  6. Ruthless
  7. A Million Watts
  8. In The Air Tonight
  9. Rabia
  10. Alive And Kicking
  11. Bullet With A Name

La première partie est assurée ce soir par un groupe que je ne connaissais pas, Nonpoint. C'est un groupe originaire de Floride, mais dont le chanteur Elias Soriano précise qu'il vient de Porto Rico, et chantera plusieurs fois en Espagnol (même si, votre serviteur l'avoue, il a eu du mal à distinguer réellement les mots en Espagnol). Il est catalogué comme du nu-metal, voire parfois rapcore, mais à l'entendre ce soir c'est une caractérisation qui ne m'est pas très compréhensible (surtout la seconde!).

Alors certes il a débuté à la fin des années 1990, en plein essor du nu-metal à la suite de nombreux groupes, mais je veux croire qu'il a, comme eux d'ailleurs, beaucoup évolué au fil de ses 12 (!) albums vers un heavy metal plus traditionnel mais ô combien énergique. Le groupe est vraiment monté sur ressort et fait un boucan incroyable dès ses premiers titres, la faute peut-être à un réglage sonore pas tout à fait au point, avec notamment trop de basse par rapport aux autres instruments.

Le chant est assez peu mélodique, mettant plus l'accent sur l'énergie pure et des couplets hypnotiques parfois à la limite de l'incantation. Les deux guitaristes ainsi que le bassiste ne sont pas en reste, tant ils sautent dans tous les sens par moments tout en jouant de leur instrument. Le batteur est inhabituellement placé, de profil par rapport au public plutôt que de face en fond de scène ; on a ainsi l'avantage de le voir jouer. Un total de 11 titres est joué ce soir, avec pour ce qui me concerne un « Dodge your Destiny » et « Alive And Kicking » qui m'ont davantage marqué. Également le dernier titre, « Bullet With A Name », où le chanteur mime un tir de révolver, mériterait d'avoir des paroles plus explicitées. Enfin, plus inattendue, une reprise du « In The Air Tonight » de Phil Collins, dans une version plus sombre et hypnotique.

Au final, un set de la part de Nonpoint très américain, beaucoup plus que ce à quoi je suis habitué, dans la veine de groupes de type Korn. Moment amusant d'ailleurs lorsque pour plaisanter le chanteur présente le groupe (dont le nom figure en fond de scène et sur les tshirts) : « it's spelled Korn ». Autre moment marquant, lorsque les techniciens de Lacuna Coil déboulent sur scène entre deux chansons avec des boissons, un beau moment de fraternité (voir la vidéo ci-dessous) pour la dernière date de cette tournée conjointe de deux mois.

J'ai apprécié, ça change du métal « à l'Européenne » duquel je suis plus familier.

Le public, déjà bien dense, se resserre, au moins dans les premiers rangs, pendant que les techniciens procèdent à l'installation de la scène pour le groupe tête d'affiche de ce soir, Lacuna Coil. Il y a beaucoup de têtes chevelues, mais aussi, j'ai trouvé, pas mal de crânes un peu dégarnis! La scène ne fait pas dans les fioritures excessives : un laconique logo Lacuna Coil en fond de scène, des effets lumineux minimalistes... on est dans une petite salle avec un seul objectif : la musique.


Comme je l'écrivais plus haut, il s'agit d'un groupe que j'ai découvert très tôt, à la fin des années 1990 alors que se multipliaient en Europe les groupes à chanteuse type The Gathering, Nightwish, Within Temptation ou Epica. C'était l'époque de To Myself I Turned, une chanson très mélancolique et mélodieuse tirée de leur premier album In A Reverie qui m'avait beaucoup marqué. Comalies sorti en 2002 était un également point d'orgue avec des chefs d’œuvre tels que Heaven's A Lie. D'ailleurs, le groupe a ressorti Comalies dans une version « modernisée » en 2022, principalement sur le plan du chant masculin, sous le nom Comalies XX.

Par la suite, le groupe a en quelque sorte traversé l'Atlantique et vraiment infléchi son style, beaucoup plus influencé par des groupes américains après avoir notamment collaboré avec Rob Zombie ou Megadeth (je recommande leur version de « À tout le monde » avec Cristina Scabbia en guest vocalist). À partir de ce moment, le style du groupe est clairement devenu plus dur, s'éloignant beaucoup de ses origines, sans pour autant les renier. C'est particulièrement sensible depuis la sortie de leur album Delirium en 2016.

Setlist de Lacuna Coil :
  1. Layers Of Time
  2. Reckless
  3. Hosting The Shadow
  4. Kill The Light
  5. Die & Rise
  6. Spellbound
  7. In The Mean Time
  8. Intoxicated
  9. Downfall
  10. Heaven's A Lie XX
  11. In Nomine Patris
  12. Blood, Tears, Dust
  13. Gravity
  14. Oxygen
  15. Nothing Stands In Our Way
  16. The Siege
  17. I Wish You Were Dead
  18. Swamped XX
  19. Never Dawn 

C'est dans ce contexte, et après la sortie de leur dernier album Sleepless Empire, en 2025, que s'inscrit le concert de ce soir.

Le groupe arrive sur scène vers 21h, les guitariste, bassiste et batteur arborant des maquillages blancs et noirs dignes d'un  groupe de black metal. Alors certes musicalement on est loin du black metal, mais d'emblée le groupe attaque le concert par le côté le plus dur avec Layers Of Time. La voix masculine d'Andrea Ferro hurle ses couplets saturés et même son growl, loin du style plus sage des premiers albums du groupe.

C'est contrebalancé par la voix plus douce et lancinante de Cristina Scabbia qui a fait la renommée du groupe et il faut reconnaître qu'elle est plus en forme que jamais. J'ai beaucoup aimé la « dégaine » un peu « dandy gothique » d'Andrea, et sa capacité de front-man aguerri sans jamais voler la vedette à Cristina.

En revanche quelque chose m'a un peu dérangé dans la mesure où la musique du groupe, sur album, recourt à des claviers, non représentés sur scène. De fait, on se rend compte vite que ces parties sont enregistrées, ce qui je trouve gâche un peu le côté spontané. Mais c'est également très compréhensible dans la mesure où les parties de clavier sont apparemment assurées sur album par le bassiste Marco Coti Zelati. On ne peut pas être au four et au moulin... mais peut-être un claviériste de session aurait pu faire l'affaire?

Mais ne boudons pas notre plaisir! J'ai particulièrement aimé quelques titres que je liste ici, parce qu'ils m'ont marqué ou impressioné. Cela n'enlève évidemment rien aux autres: Hosting The Shadow (premier single extrait de l'album Sleepless Empire, sur laquelle figurait en guest singer Randy Blythe de Lamb Of God), Spellbound (album Shallow Life, 2009), Heaven's A Lie XX (version modernisée en 2022 de leur titre sorti sur Comalies en 2002), Oxygen (tiré de Sleepless Empire à nouveau), I Wish You Were Dead (incroyable morceau tiré de Sleepless Empire), Swamped XX (tiré de Comalies XX) et Never Dawn qui clôturait à la fois l'album Sleepless Empire, le concert de ce soir et la tournée.

Toujours dans l'esprit de fraternité qui régnait ce soir, les musiciens de Nonpoint ont également retourné la politesse en débarquant sur scène avec des bières pour l'ensemble du groupe, l'occasion de quelques câlins. Étonnant de voir ces musiciens qui étaient précédemment hyperactifs sur scène, longs cheveux détachés et en bataille, arborer cette fois des looks et une attitude beaucoup plus sages. Les lunettes du guitariste, en particulier, ça change tout.

Ci-dessous quelques vidéos que j'ai pu shooter (comme j'ai pu) lors de ce concert. Il sera facile d'en trouver d'autres sur YouTube.

Une excellente soirée en tout cas, ça m'avait manqué tout ça.

Nonpoint : Breaking Skin

Nonpoint : Dodge Your Destiny (extrait)

Nonpoint : In The Air Tonight (reprise de Phil Collins)

Une petite pause offerte par Lacuna Coil à Nonpoint

Lacuna Coil : Layers Of Time

Lacuna Coil : Hosting The Shadow

Lacuna Coil : Spellbound

Lacuna Coil : Heaven's A Lie XX

Lacuna Coil : Nothing Stands In Our Way

Lacuna Coil : The Siege

Lacuna Coil : I Wish You Were Dead

Lacuna Coil : Swamped XX

Lacuna Coil : Never Dawn

samedi 9 août 2025

Esperanza 64

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas de musique que je parlerai aujourd'hui mais d'un roman, ou plutôt d'une série de 4 romans, de Science-fiction nommé Esperanza 64, signé Julien Centaure.

Le premier tome, intitulé La traversée, relate le voyage d'un vaisseau Esperanza, le soixante-quatrième du nom, au départ d'une Terre saturée à tous points de vue, parti coloniser une exo-planète orbitant autour de l'étoile Epsilon Eridani dans le cadre du projet international Exodus par lequel les humains, plus ou moins consentants, vont essaimer dans l'univers. Dans les soutes du vaisseau, en état de cryogénisation, environ 25 millions de personnes tirées au sort.

Essayant de planifier un voyage dont on ignore presque tout, en usant de frondes gravitationnelles pour acquérir la vitesse nécessaire tout en assurant la trajectoire voulue, et c'est parti pour un voyage d'environ 15000 ans pour parcourir les quelque 10 années-lumière qui nous en séparent. À l'arrivée il faudra aussi être capable de freiner, en profitant là encore du champ gravitationnel de l'étoile.

La lecture de ce premier tome laisse une impression de vertige devant l'immensité de l'espace, du temps et des difficultés qui se présentent à l'équipage, qui se réveille de sommeil cryogénique à intervalles réguliers pour assurer la maintenance du vaisseau dont même les isolants électriques subissent une dégradation due au temps qui s'écoule si lentement. Il n'est pas rare qu'entre deux chapitres quelque 5000 ans se soient écoulés. Que s'est il passé sur Terre entre temps ?

Les trois tomes suivants, intitulés respectivement Terra, Sécession et Lumière, sont davantage consacrés à l'adaptation à un nouvel environnement et surtout au développement d'une société différente sous l'impulsion de l'héroïne, qui endosse le rôle d'une Guide qui détermine le destin de l'humanité colonisatrice. Il s'agit bien sûr de ne pas reproduire les erreurs commises sur Terre, à commencer par le respect de l'environnement, et peut-être offrir un visage plus civilisé de l'humanité aux autres civilisations qui ne manquent pas de se manifester.

Ces objectifs louables justifient-ils la mise en place d'une dictature écologique ? Toutes les méthodes employées sont-elles légitimes ? Le silence sur ces méthodes est-il complice ? Jusqu'où faudra-t-il aller pour vraiment changer la nature humaine ? Comment gérer les oppositions ?

Les questions soulevées relèvent souvent de la philosophie politique utopiste, mais pas naïve, le tout sur fond d'aventure spatiale, moins isolée que celle du premier tome mais tout aussi passionnant.

Une série qui m'a vraiment tenu en haleine et dont on tourne la dernière page avec regret. Je la recommande vivement aux amateurs de « space opera ». On est loin de Star Wars mais le fond est nettement plus intéressant.

mercredi 23 juillet 2025

Adieu Ozzy!

Le Prince des Ténèbres, le MadMan, la légende Ozzy Osbourne s'en est allé.

L'un des pionniers du Heavy Metal, co-fondateur de Black Sabbath à la toute fin des années 1960, nous a quittés hier 22 juillet 2025. Il avait 76 ans.

Il se savait mourant (voir son dernier message ci-dessous), atteint entre autres de la maladie de Parkinson, et souffrant toujours plus après une opération chirurgicale de la moelle épinière qui s'était mal passée et l'avait laissé incapable de marcher. Il avait tenu, avant de tirer sa révérence, pour « ne pas partir silencieusement », à faire un dernier concert intitulé Back To The Beginning, le 5 juillet dernier dans sa ville natale de Birmingham (il y avait débuté comme plombier!), accompagné de multiples groupes amis et surtout de ses complices de toujours : Geezer Butler, Bill Ward et Tony Iommi, respectivement bassiste, batteur et guitariste de Black Sabbath bien sûr, mais aussi Zakk Wylde qui l'a si souvent accompagné à la guitare lors de sa carrière solo.

On le voyait diminué bien sûr mais toujours plein de cette flamme et de cette folie qu'il entretenait depuis que, en 1971, il nous avait offert avec ses comparses ce magistral Paranoid au riff inoubliable. Après son départ de Black Sabbath dans les années 1980 (où il avait été remplacé par une autre légende, Ronnie James Dio), il a eu une carrière solo prolifique puis annoncé au début des années 1990 prendre sa retraite ... avant de rempiler avec une nouvelle tournée intitulée « Retirement sucks ».

C'est toute la communauté rock et métal qui est en deuil aujourd'hui, la vague d'émotion est mondiale. On en a même parlé en France, c'est dire.

Adieu Ozzy, et merci !

Ci-dessous:

  • son dernier message sur les réseaux ;
  • sa prestation de 30 minutes au concert Back To The Beginning, avec en particulier un avant-dernier titre « Mama, I'm Coming Home » très touchant, prestation qui précédait celle de Black Sabbath ;
  • le clip officiel de Paranoid de 1970, l'une des premières vidéos (si ce n'est la première) du Black Sabbath des débuts.

 

 

edit: l'intégration de la vidéo depuis Facebook ne semble pas fonctionner, je copie donc ici la retranscription de son dernier message.

I'm dying, it's a fact. There is not need for a doctor to tell me.
That farewell performance was something I  insisted on doing. I don't want to disappear silently. I have to say goodbye in person.
I though spinal surgery could save me, but it turned out to be even worse. The combination of nerve damage, infection and Parkinson's disease crushed me. During the three months after the surgery, I was almost a useless person and even flipping over hurt like a knife.
Nowadays, people have to push wheelchairs wherever they go. I regret having that surgery, but no one told me at the time that keeping it as it might be better.
It's not those doctors that keep me alive, but Sharon, that woman who supported my messy life. She knew how terrible I was when I was young. She should have dumped me countless times but never left.
I can't sing, I can't sing anymore but this time I have to stand on the stage, even if I'm sitting, I want everyone to see, no matter how weak my body is, the Dark Prince is still here, alive.

 

lundi 14 juillet 2025

Gangnam Style repris par Feuerschwanz ... Personne n'était prêt !

Au hasard de ma balade sur YouTube, je suis tombé sur cette bizarrerie ... et je crois que personne n'était prêt pour ça! Voici l’inénarrable Gangnam Style repris par Feuerschwanz, groupe de folk metal allemand qui s'est déjà illustré par d'autres bizarreries. Mais une seule sera bien suffisante pour ce court billet...

L'original du chanteur coréen Psy était, me semble-t-il, la première vidéo publiée sur YouTube à dépasser le milliard de vues.

Accrochez-vous!

vendredi 27 juin 2025

Powerwolf et Dragonforce à Lille le 17 juin 2025

En ce chargé mois de juin placé sous le signe de SCEI et Parcoursup, une petite parenthèse se présente à nous avec la venue en notre belle métropole de Lille d'un fleuron du power metal allemand, j'ai nommé Powerwolf !


C'est donc après une grosse journée de boulot et accompagné de mon grand que nous mettons le cap au nord, direction le Zenith! J'ai juste pris le temps de revêtir des habits civils (un t-shirt d'Amorphis en l'occurrence). L'autoroute A1 circulant étonnamment bien, nous arrivons sur site vers 18h15. Les portes sont déjà ouvertes mais nous prenons le temps d'ingurgiter nos sandwichs, en observant la foule qui converge calmement. Au milieu d'un océan de t-shirts noirs, quelques incongruités telles que ce monsieur d'un certain âge équipé d'un t-shirt Goldorak, ou encore de quelques couples maquillés à la mode du groupe de ce soir (c'est-à-dire en blanc) ; notamment quelques nonnes très sympathiques bien qu'un rien fantomatiques et sans doute peu catholiques. Merci à la demoiselle ci-contre d'avoir accepté la pose (et la pause) photo !

Une fois rassasiés nous prenons place en tribune T4, rang S. Un peu haut peut-être, mais une position bien centrée par rapport à la scène avec une vue imprenable. La salle est encore bien clairsemée... normal il est encore tôt. Le matériel de scène de la première partie est déjà installé bien sûr, la sono diffuse quelques morceaux classiques de hard rock et de métal, et les techniciens s'affairent notamment à tester les effets lumineux, qui promettent d'être grandioses. Le public continue d'affluer mais on comprend vite que le Zenith est loin d'être plein ce soir, les tribunes latérales étant vides. Quand on sait la piètre visibilité qu'elles offrent ce n'est pas plus mal.

Peu après 19h, les lumières s'éteignent et la musique d'intro façon jeu vidéo old school retentit avec de magnifiques effets lumineux bleus et violets qui tournent lentement éclairant les nombreuses têtes de la fosse et des tribunes. Il s'agit des britanniques de Dragonforce, emmenés par le guitariste Herman Li, qui est sans conteste l'un des guitaristes les plus rapides du monde, ainsi que son compère Sam Totman et le chanteur à la voix haut perchée Marc Hudson. Un groupe très célèbre puisqu'aux affaires depuis 1999, son dernier album en date, le 9ème intitulé Warp Speed Warriors, datant de l'automne 2024.

La musique d'intro s'achève sous les acclamations du public et le groupe déboule pour nous interpréter Ashes Of The Dawn. Les guitaristes sont juchés sur ce qui apparaîtra, de part et d'autre de la scène, comme des machines d'arcade diffusant généralement des images de jeux vidéos (généralement des années 1990/2000) avec un tempo calé sur celui de la musique (c'est-à-dire très, très rapide). J'ai cru reconnaître quelques images de Barbarian ou Double Dragon.

Setlist Dragonforce

  1. Ashes Of The Dawn
  2. Cry Thunder
  3. Power Of The Triforce
  4. Fury Of The Storm
  5. Doomsday Party
  6. Wildest Dreams [Taylor Swift cover]
  7. A Draco Tale
  8. Through The Fire And The Flames

Un total de 8 titres s'enchaînent inspirés, comme le précisera le chanteur avant de lancer Power Of The Triforce, par des jeux vidéos classiques. Ce morceau particulier est d'ailleurs centré sur Legend Of Zelda (que votre serviteur avoue volontiers n'avoir jamais pratiqué). Il en profite d'ailleurs pour lancer dans le public un poulet (sous les « poulet ! poulet ! » scandés par le public) géant en peluche, évoquant ainsi (merci Victor pour la réf !) un meme d'internet, les poulets de ce jeu étant apparemment vite une nuisance. Les spectateurs se lancent ce poulet en peluche, le faisant rebondir jusque dans les tribunes avant de le retourner au groupe en fin de morceau. On a suivi en cela les indications du chanteur, y compris « do not hit the sound guy ». L'occasion d'une bonne rigolade sur ce titre qui, je l'avoue, m'avait un peu laissé de marbre sur l'album mais rendait très bien dans ces conditions.

Un autre morceau, tiré du même album, qui m'a marqué (et que j'avais déjà remarqué sur l'album) était Doomsday Party. Le chanteur nous dit que le groupe n'est pas particulièrement connu pour ses pas de danse (on confirme), mais nous invite tout de même à faire de notre mieux sur ce titre à mi-chemin d'un disco-metal très entraînant sous des jeux de lumière colorés très appropriés. Le fait que tous les membres du groupe, y compris les guitaristes, la bassiste Alicia Vigil et sans doute également le batteur (qu'on distingue moins bien) participent au chant ajoute à l'ambiance festive.

Wildest Dreams suit, présenté par le guitariste Herman Li, dans un Français presque impeccable, comme l'unique occasion que nous aurions de faire un moshpit sur une chanson de Taylor Swift (j'avoue mon inculture là). De fait ça tourne bien dans la fosse, assez vite mais sans brutalité... Ça ressemble un peu à une farandole de métalleux...

Arrivent ensuite A Draco Tale et enfin Through The Fire And The Flames, qui a fait la renommée du groupe (partiellement en raison du jeu Guitar Hero dont il représentait l'ultime difficulté) qui reçoit un accueil proprement incroyable du public. Lumières tournoyant à toute vitesse, effets pyrotechniques, pose des guitaristes et bassiste pendant le solo... tout y était pour conclure ce concert en beauté. Le public ne s'y est pas trompé et le groupe a droit à une véritable ovation.

Po-wer-wolf ...  Po-wer-wolf ...  Po-wer-wolf ...  Ahooooooooo!

Alors qu'un magnifique rideau rouge orné des initiales PW est tombé devant la scène, la soustrayant à nos yeux ébaubis, le public déjà bien chauffé par le set de Dragonforce scande le nom de la tête d'affiche de la soirée, pousse des hurlements de loup, s'agite un peu au gré des olas et autres sollicitations de la fosse... Il est temps qu'ils arrivent !

On peut dire que le groupe représente l'un des fers de lance du power metal à l'Allemande, avec des titres directs, entraînants, majestueux (l'orgue et certains refrains en latin, faut le faire), développant généralement des thèmes autour des violences religieuses du moyen âge, mais aussi des légendes telles que la bête du Gévaudan et d'autres issues de l'est de l'Europe. Avec déjà 12 albums à son actif, le dernier Wake Up The Wicked datant de 2024, des tournées mondiales et de nombreux festivals (dont le Hellfest 2023, prestation complète disponible ici), c'est un groupe très expérimenté, et l'attente ce soir est grande.

L'attente prend fin vers 21h quand ce rideau tombe et que la scène s'illumine tout à coup, dévoilant un décor de cathédrale sur l'écran géant, avec Attila Dorn, le chanteur, juché sur un piédestal qui descend lentement. Alors que la cathédrale à l'écran s'écroule, apparaît le loup géant agitant son épée enflammée et le groupe entame le premier titre de la soirée, Bless'em With The Blade. Un titre, qui ouvrait le dernier album en date Wake Up The Wicked, avec refrain assez rapide et déjà les premiers effets pyrotechniques enflamment la scène. Parlant de flammes, le décor de la scène cache de nombreux petits écrans affichant, sur ce titre particulier, des flammes et autres éclairs... Le groupe met les moyens! Si les guitaristes (Matthew et Charles Greywolf) restent, globalement, peu démonstratifs, il en va autrement du claviériste (et organiste) Falk Maria Schlegel, qui passera une bonne partie du concert à courir un peu partout quand il ne joue pas, et faire un peu le clown.

Le son est bon, très bon même... pas comme j'ai connu trop souvent par le passé mal équilibré, avec une basse qui écrase tout. Là non, tous les détails sont bien audibles, chapeau à l'ingé son. À la fin du morceau, Attila salue le public avec un Français quasiment parfait sur le plan syntaxique, avec un accent allemand prononcé (ça m'a parfois rappelé le commandant allemand de la Grande Vadrouille (déso)). Il entreprend alors de « bénir » la scène avec de l'encens que lui apporte un moine cagoulé, et entame Incense And Iron (album The Sacrament Of Sin, 2018).

Setlist Powerwolf

  1. Bless ’em With the Blade
  2. Incense & Iron
  3. Army of the Night
  4. Sinners of the Seven Seas
  5. Amen & Attack
  6. Dancing With the Dead
  7. Armata Strigoi
  8. 1589
  9. Demons Are a Girl's Best Friend
  10. Stossgebet
  11. Fire and Forgive
  12. Bête du Gévaudan
  13. Alive or Undead
  14. Heretic Hunters
  15. Joan of Arc
  16. Blood for Blood (Faoladh) 

Encore:

  1. Sanctified With Dynamite
  2. We Drink Your Blood
  3. Werewolves of Armenia 

Les titres sont nombreux (19 au total, voir setlist ci-contre), aussi je ne vais pas tous les décrire un par un mais seulement mentionner ceux qui m'ont le plus marqué. Je vous partage aussi, en fin d'article, quelques-unes des vidéos que j'ai pu filmer à cette occasion.

Army Of The Night (album Blessed And Possessed, 2015) : « notre armée ne se bat pas nooon... Nous célébrons une énorme fête du Heavy Metal, korrekt? » Correct ! Un titre très direct au refrain entrainant rehaussé par des chœurs (enregistrés) marqué par un son d'orgue très caractéristique, qui se marie parfaitement avec les guitares lors du passage instrumental.

Amen & Attack (album Preachers Of The Night, 2013) : un orgue est installé au centre de la scène tandis qu'Attila harangue la foule. Le refrain scandé par le public est ponctué de flammes qui jaillissent du bord de scène. Pas forcément le titre le plus marquant du groupe à la base, j'ai trouvé qu'il passait vraiment bien l'épreuve du live.

Dancing With The Dead (album Call Of The Wild, 2021) : dès le début du morceau un nuage de confetti est projeté au dessus du public. À nouveau un morceau très direct et efficace sur le refrain duquel la fosse s'agite sous les lumières bleues des projecteurs.

Armata Strigoi (album Blessed And Possessed) : Attila nous explique que nous devons répéter après lui et entame le chœur central du morceau et semble (faussement) surpris que le public le reprenne jusqu'au bout, sous les incitations du claviériste descendu de son perchoir pour l'occasion. « Komment savez-vous koi janter ? Très bien! Mais je souis le maître de cérémonie ! Alors ... avec moi! » Un sacré moment de communion avec le groupe pour ce morceau à la mélodie imparable. Très certainement l'un de mes préférés du groupe, déjà sur l'album et plus encore en concert. Au milieu du morceau, Attila nous demande de reprendre le passage chanté, d'abord tous ensemble, puis les femmes, puis les hommes, les tribunes seulement, la fosse. L'ambiance est proprement électrique au moment où on reprend tous ensemble avant le passage final, avec le solo de guitares mélodique et énergique à souhait. Pour moi, c'était vraiment LE moment du concert.

Demons Are A Girl's Best Friend (album The Sacrament Of Sin) : encore un titre emblématique! Après avoir un peu fait le clown bossu, Attila nous invite à entamer le refrain a capella, d'abord au début puis au milieu du morceau, avec uniquement la batterie puis sans... Le centre de la fosse est particulièrement mouvant, l'ambiance vraiment excellente. Les jeux de lumière et motifs projetés donnent un air majestueux à ce morceau avant qu'il se conclue par un nouveau jet de confetti. Les nettoyeurs de la salle auront du boulot ce soir.

Bête du Gévaudan : encore un titre à côté duquel il était difficile de passer ce soir. Premier single tiré de l'album Call Of The Wild sous le titre Beast Of Gévaudan, il est ce soir interprété entièrement en Français, avec une scène illuminée aux couleurs du drapeau tricolore. Débutant par quelques hurlements lupins initiés par Attila et accompagnés par le public et une déclaration selon laquelle nous sommes admis dans la meute ! Un titre relativement court, mais incroyablement efficace.

Alive Or Undead (autre titre tiré de Call Of The Wild) : changement de tempo pour cette balade à la lumière des téléphones portables. Le claviériste s'installe au piano enflammé juste apporté sur la scène, et l'imposante voix d'Attila débute ce morceau lent empreint d'une beauté gothique rehaussée par de magnifiques jeux de lumières et quelques jets de flamme. J'ai adoré.

S'ensuivent un Joan Of Arc (album Wake Up The Wicked) présentée comme l'histoire d'une héroïne française, puis Blood for Blood (Faoladh), tiré de Call Of The Wild (un album très représenté ce soir, qui m'avait marqué à l'époque au sortir du Covid), au début duquel le chanteur fait sauter le public avant que le morceau ne s'ouvre sur un passage à la cornemuse. Et déjà c'est l'heure des rappels!

Trois titres sont joués en rappel ce soir, à commencer par Sanctified With Dynamite. Morceau un peu plus ancien (album Blood Of The Saints, 2011), très rapide, avec nombreux effets pyrotechniques, dont le refrain est repris en chœur par le public (je m'excuse auprès de ceux qui m'entendront chanter sur la vidéo). Pendant le solo de guitare le claviériste vient défiler avec un drapeau noir PW équipé d'une fusée d'artifice. Le public est chauffé à blanc.

Après ce morceau de bravoure, Attila s'adresse au public pour le remercier au nom du groupe dans un message assez touchant. Il fait ensuite participer le public avant de lancer un morceau que j'attendais particulièrement... We Drink Your Blood, un des titres phares du groupe tiré à nouveau de l'album Blood Of The Saints. Encore un énorme morceau, tout bonnement incroyable, se concluant par des feux d'artifice en bord de scène qui ponctuent le "We drink your blood" final.

Avant d'attaquer le dernier morceau de la soirée, le chanteur et le claviériste séparent le public en deux « comme Moïse avec la mer » pour les faire crier alternativement « hoo » « haaa » et faire encore monter l'ambiance d'un cran. Le dernier morceau de ce soir, Werewolves Of Armenia, est je crois le plus ancien joué ce soir car tiré de l'album Bible Of The Beast, sorti en 2009. Il débute par un couplet déclamé par Attila, seul... avant que la foule ne se lance dans un (mini) wall of death puis, à la fin du morceau, par un (gentil) mosh pit. Une superbe fin de concert!

Sortant des tribunes, et de retour dans le hall du Zénith, le sourire est sur toutes les lèvres. Certains chantent encore les chœurs d'Armata Strigoi pendant qu'une partie du public se dirige vers la sortie et l'autre vers les stands de merchandising. Nous sommes de la seconde partie. Le temps d'accéder aux stands, les deux guitaristes Greywolf sortent et se font prendre en photo avec des fans de passage! Sympa!

Il est temps de rentrer, nous partons vers 23h30. La musique de Powerwolf nous accompagne sur l'autoroute, et nous regagnons nos pénates, fatigués mais heureux. Quelle soirée !

Ci-dessous quelques miennes vidéos... Youtube regorge d'autres, bien sûr.

Dragonforce: Intro & Ashes Of The Dawn
Dragonforce: Power Of The Triforce
Dragonforce: Doomsday Party
Dragonforce: Wildest Dreams [Taylor Swift cover]
Dragonforce: Through The Fire And The Flames & Outro
Powerwolf: Intro & Bless 'em With The Blade
Powerwolf: Army Of The Night
Powerwolf: Amen & Attack
Powerwolf: Dancing With The Dead
Powerwolf: Demons Are A Girl's Best Friend
Powerwolf: Armata Strigoi
Powerwolf: Bête du Gévaudan
Powerwolf: Alive Or Undead
Powerwolf: Blood For Blood (Faoladh)
Powerwolf: Heretic Hunters
Powerwolf: Sanctified With Dynamite
Powerwolf: We Drink Your Blood
Powerwolf: Werewolves Of Armenia