samedi 3 mai 2014

(Gimme) Satisfaction à Denain le 14 mars 2014

Aujourd'hui direction Denain, les (Gimme) Satisfaction se produisent au théâtre municipal. Comme on peut s'en douter il s'agit d'un tribute band reprenant les standards des Rolling Stones.

Nous sommes arrivés à Denain nettement en avance, à tel point que nous sommes quasiment les premiers à entrer dans la salle. Nous nous installons donc au premier rang, au milieu. Le pied du micro est à deux mètres de moi. Le matos est déjà installé sur scène, et j'en profite pour photographier la setlist disposée à la place qu'occupera le guitariste (voir ci-contre). Bon ça casse un peu la surprise bien sûr, mais ça facilite un compte-rendu après coup sur un blog quelconque.

Le groupe investit la scène à 20h30 pile. Originaire de Nice, il est composé de quatre membres : un chanteur-guitariste, un guitariste, un bassiste et un batteur.

D'emblée ce qui m'a marqué est l'excellent niveau de l'ensemble des musiciens, et ce dès ce Jumpin' Jack Flash d'introduction avec un excellent solo à la guitare. Mention spéciale également au bassiste qui assure une intro brillante sur Under My Thumb.

Et bien entendu le chanteur/guitariste, incarnation de Mick Jagger qu'il se fait fort d'imiter le mieux possible, avec parfois un brin d'exagération comme sur Angie. Il n'hésite pas non plus à descendre de la scène et arpenter le public sur un Midnight Rambler à rallonge.

On a eu également droit à quelques passages plus incongrus tels l'intervention de Jean-Claude Krief (le frère de Nono de Trust) et sa comparse, membres d'un groupe dont j'ai oublié le nom (pardon) en guise de guest stars. Mention spéciale également à l'interprétation de l'imparable Miss You (belle prestation solo du bassiste) et un magistral Paint It Black sur lequel le groupe fait participer le public.

Les rappels sont constitués du classique Satisfaction et deux titres originaux du groupe, ainsi que Sympathy For The Devil en guise de final très réussi.

Au final je garde de ce concert un excellent souvenir. Le son, bien que trop fort était bon et les musiciens excellents. Merci à eux !


samedi 29 mars 2014

Walls Of Jericho : House Of The Rising Sun

And now, for something completely different... voici l'inoubliable House Of The Rising Sun de The Animals, voir ici (et plus tard repris en french en son temps par un obscur chanteur milliardaire exilé fiscal et imitateur d'Elvis - on avouera à ce sujet que l'original a autrement plus de gueule!).

Cette fois c'est interprété par un groupe nommé Walls Of Jericho. Habitué du « metalcore » il s'agit d'une reprise incroyablement et inhabituellement calme pour ce groupe.

Merci à Fef de Metalmaniax pour cette «reprise improbable du vendredi»...

mardi 4 mars 2014

Ghost : Year Zero

Voici un clip d'un groupe très en vogue en ce moment : Ghost B.C.

Si ce groupe a une telle renommée aujourd'hui c'est probablement moins dû à sa musique (qui est pourtant très bonne) qu'à l'aura de mystère qu'il entretient : les musiciens sont anonymes, jouent masqués, le chanteur « Papa Emeritus II » est d'ailleurs un fantôme... Bref tous les ingrédients sulfureux sont réunis pour faire le buzz. Leur dernier album en date, Infestissumam (2013), est rempli de paroles particulièrement blasphématoires, un « gimmick » qui fait évidemment partie des personnages.

Au niveau de la musique on n'est pas du tout dans un métal extrême, black ou autre, plutôt dans un rock assez vintage teinté de doom, avec effectivement une impression permanente de fatalité.

Le groupe sera à Arras le 3 juillet pour le Main Square festival (l'affiche métal comprend également Mastodon, Alice In Chains, et, petit groupe anglais quasiment inconnu, Iron Maiden).

Voici donc le clip de Year Zero, étonnant, avec une esthétique certaine... et un sens de l'humour assez particulier :)



Le groupe a également sorti, en novembre 2013, un EP de reprises. Voir notamment le « Crucified » repris de Army Of Lovers, qui laisse une impression totalement différente de l'original.

jeudi 13 février 2014

Les J.O. de Hoth ?

Voici une excellente vidéo que l'on doit à une chaîne danoise, TV2, expliquant de façon tout-à-fait rationnelle, du moins pour un fan de Star Wars, la chute du Finlandais Ville Miettunen lors des qualifications de l'épreuve du ski de bosses.


Excellent !

mardi 11 février 2014

Concert de Tarja à Lille le 9/2/2014

Tarja... inoubliable première chanteuse de Nightwish, elle a contribué à l'essor incroyable de ce groupe... et elle est aujourd'hui, chez nous, à Lille. Dans une toute petite salle, Le splendid, sympathique mais loin des grands zéniths qu'elle a pu remplir par le passé. Allez, on ne va pas verser dans la nostalgie, il n'y a vraiment pas de quoi.

Le concert est censé débuter à 19h, mais à 18h la voiture fait des siennes ! Impossible de démarrer, et l'autre voiture est coincée derrière dans le garage ! Damned ! Finalement on trouve une solution et nous arrivons à Lille à 18h50, place du Mont de Terre. Coup de bol, on trouve une place sans difficulté malgré des trottoirs déjà bien peuplés.

La salle est déjà dans l'obscurité quand nous arrivons, bien peuplée également, à 19h pile. Ouf. Un groupe de première partie est annoncé, ce sont les parisiens d'Elyose. Il s'agit d'un quatuor mené par chanteuse, possédant à son actif déjà un EP et un album complet, le second étant en cours de finalisation.

Je n'ai pas en entier la liste des titres joués par ce groupe ce soir, juste quelques notes et impressions. D'abord, l'impression d'avoir affaire à un groupe jeune mais très pro. Pas facile d'ouvrir pour une pointure telle que Tarja mais le groupe s'en sort avec brio malgré quelques défauts inhérents à ce type de prestation, au premier rang desquels un son pas toujours bien réglé : j'ai trouvé que la voix était surmixée et la guitare bien trop en retrait.

Moment amusant, après le premier morceau le groupe se présente et dans la foulée, la chanteuse annonce en tendant le bras vers l'arrière : « permettez que je prenne mon pied »... « de micro » s'empresse-t-elle de préciser mais trop tard pour éviter quelques ricanements... J'ai beaucoup apprécié le morceau l'Orientale ainsi que le très rythmé Théogyne, tous deux issus du premier album du groupe et interprété pour ce dernier sous des lumières bleues stroboscopiques assez dérangeantes. Le groupe a également défendu deux morceaux de l'album à venir, dont notamment le probable-morceau-titre « Rédemption ». Une prestation très sympathique, à suivre.

19h45, les techniciens s'affairent, le public se masse vers l'avant... Mais il faut patienter jusque 20h pour que les lumières de la salle s'éteignent... Première surprise, contrairement à la configuration habituelle, la batterie se trouve très près du bord, sur la droite de la scène, là où on attendrait plutôt le clavier, qui se trouve quant à lui en fond de scène.

Le groupe arrive sur scène, on compte 5 musiciens : un violoncelliste, un claviériste, une bassiste, un guitariste et un batteur célèbre en la personne de Mike Terrana. Enfin arrive celle que tout le monde acclame... Tarja herself !

La belle embraye immédiatement avec un In For The Kill, à l'issue duquel le public lui livre un accueil proprement triomphal. Elle semble sincèrement surprise et touchée de cet accueil vraiment enthousiaste. Enchaînement avec 500 letters, où l'on commence à comprendre que Mike Terrana fait indubitablement partie du spectacle visuel. Il tape comme un sourd, fait tournoyer ses baguettes, les jette en l'air, et ce sans jamais perdre le rythme, c'est proprement incroyable !

Le show continue avec un morceau tiré du premier album « My Winter Storm » : Damed And Divine. Et là on se dit tout de même... quelle voix ! Une interprétation parfaite et pourtant tout en puissance, pas de doute, c'est LA « grande dame du métal sympho » comme l'a qualifiée la chanteuse d'Elyose. S'ensuit un excellent Falling Awake avec notamment un remarquable solo du guitariste, qui s'est montré un peu effacé par ailleurs - ce n'était clairement pas lui la vedette ce soir.


Après cet excellent morceau, elle prend quelques minutes pour remercier le public de l'avoir accompagnée pendant toutes ces années, et on comprend à travers ce message touchant (voir la vidéo ci-dessus) que cela n'a pas été toujours facile pour elle. Elle nous dédie donc le premier single qu'elle ait sorti en solo : I Walk Alone, tout un symbole, magnifiquement chanté d'ailleurs.

Une intro au clavecin très caractéristique, pour un morceau tout à fait différent : Anteroom Of Death, qui ouvrait magistralement le second album « What Lies Beneath » (en ne comptant que les albums métal). À noter que Tarja est accompagnée au chant par son guitariste et son claviériste, et ce n'est a priori pas facile !

La suite, Never Enough (tiré du dernier album en date « Colours In The Dark »), est un morceau très rythmé, beaucoup plus percutant que sur l'album à mon avis. Nous avons droit à l'occasion du final de ce morceau à un superbe « duel » entre la guitare et le violoncelle, suivi d'un solo de chaque instrument tour à tour, les musiciens s'amusant, en l'absence de la chanteuse, avec les baguettes que le batteur lance à tout va avant de les rattraper... Mike Terrana a décidément un jeu très visuel !

Profitant de cet intermède à la fin du titre précédent, la belle nous revient dans une nouvelle tenue et nous interprète Sing For Me, tiré du premier album et introduit par Mike Terrana au gong qui pend derrière lui. Morceau suivant, encore une intro caractéristique de quelques notes de piano, il s'agit de Die Alive, encore un titre phare de My Winter Storm.

Retour au présent avec un triplet tiré de Colours In The Dark : Mystique Voyage (avec sa longue intro parlée), Neverlight (avec son gros riff de guitare en guise d'introduction) et Medusa dont l'intro au clavier est ponctuée de rafales de batterie.

21h10, le groupe se retire déjà, on comprend que c'est l'heure des rappels... Et de fait, après quelques minutes d'acclamation l'ensemble des musiciens revient, Tarja s'étant de nouveau changée, nous revenant dans une longue robe de cuir à capuche.

Nous avons droit à trois rappels ce soir. Le premier est le premier morceau de Colours In The Dark, l'impressionnant Victim Of Ritual, quelle nous interprète en roulant les R capuche sur la tête à la manière d'un zélateur d'une quelconque secte dangereuse. Fait marquant, l'intro de ce morceau avec un rythme martial me fait particulièrement penser au Boléro de Ravel. Si la ressemblance n'était pas voulue alors c'est carrément du plagiat! (Ah, on me souffle dans l'oreillette que c'était fait exprès - ouf).

« How about this...? I wish I had an angel, for one moment of love »... dès ces quelques mots le public exulte et se déchaîne sur ce morceau tiré du cinquième album de Nightwish, Once, le dernier qu'elle ait interprété avec le groupe. La partie chant masculin était initialement assurée par Marco. Là c'est le guitariste qui s'y colle et on est évidemment un (gros) cran en dessous. Mais Tarja, quelle pêche !

À l'issue de ce morceau très acclamé, elle présente les différents musiciens et attaque le dernier morceau de ce soir : Until My Last Breath (album What Lies Beneath), là encore tout un symbole.

Eh oui le concert est déjà fini, il est 21h35, le groupe salue et manifeste sa joie d'avoir reçu un accueil aussi chaleureux. Mais c'était vraiment mérité, je crois pouvoir dire que tout le monde a passé une excellente soirée, d'autant que j'ai trouvé le son très bon (bien qu'un peu fort par moments) et les éclairages extrêmement bien utilisés.

Sur l'ensemble de la prestation du groupe je retiens un grand professionnalisme et un plaisir non feint d'être sur scène ce soir. Ce qui m'a marqué, au-delà des aspects purement musicaux, c'est cette impression étrange qu'après 9 ans de séparation la belle n'a toujours pas digéré d'avoir été évincée de Nightwish. C'est peut-être les paroles des chansons, dont beaucoup peuvent être lues avec cet épisode en tête, peut-être... En tout cas je continue à estimer que c'était une bonne chose. Elle m'a paru beaucoup plus libre, à l'aise et enthousiaste qu'elle l'a jamais été sous la houlette de Tuomas.

Même si sa voix manque beaucoup à certains fans de Nightwish, jamais la divergence ne m'a paru aussi évidente que ce soir, et ce sans porter aucun jugement de valeur sur les deux groupes. Tout ce qu'on peut souhaiter c'est une réconciliation, improbable, mais pas une réintégration. Ce serait, pour tout le monde, un bon de 10 ans en arrière.

Pour conclure, voici quelques miennes photos ainsi que quelques vidéos glanées sur le tube (voir notamment la page de Djeanclaude, merci à lui !), il suffit de cliquer sur les liens dans la setlist.




vendredi 24 janvier 2014

Therion : des news pour 2014

Therion a annoncé via sa page Facebook (mais pas sur son site web, grumpf c'est quoi ce travail ?) quelques nouveautés pour 2014, chose inespérée puisque le groupe avait précédemment annoncé faire une pause de quelques années le temps de mettre la touche finale à un opéra rock entamé de longue date :
  • Une « édition deluxe » de son album Theli sorti en 1996 (et nommé en référence au serpent cosmique entourant l'univers de la mythologie nordique). Il s'agit sans aucun doute du véritable tournant dans la carrière de ce groupe atypique puisque cet album a marqué le virage du groupe depuis le death metal de leurs débuts vers un métal symphonique à l'époque unique en son genre.
    Cette réédition sera agrémentée de 3 titres inédits : In Rememberance, Black Fairy et Fly To The Rainbow (reprise de Scorpions), ainsi qu'un DVD comprenant l'intégralité de l'album en joué en concert.
    Sortie prévue le 28 février 2014.
  • Un triple DVD intitulé «Adulruna Rediviva And Beyond» contenant 2 concerts (en Hongrie en 2007 pour les 20 ans du groupe, et au festival ProgPower d'Atlanta en 2011, où le groupe était tête d'affiche), ainsi qu'un disque bonus : interview, documentaire, notamment à propos du jeu de société «011» auquel le groupe a collaboré (j'en avais parlé ici avec notamment un clip pour le titre Adulruna Rediviva). Quant à Amazing Voice, il s'agit apparamment d'une émission de télé japonaise à laquelle Thomas Vikström a collaboré... Wait and see, espérons juste que ça ne ressemblera pas à ce qu'on trouve sur ce site.
    Contenu de cette triple boîte ci-dessous.
  • Beaucoup plus surprenant étant donné la pause annoncée par le groupe : la sortie selon vs-webzine d'un nouvel album studio pour la fin de l'année 2014 !
DVD 1DVD 2Bonus : DVD 3
  1. The Rise Of Sodom And Gomorrah 
  2. Son Of The Sun
  3. Midgård
  4. Asgård
  5. The Wine Of Aluqah
  6. Wisdom And The Cage
  7. Kali Yuga I
  8. Kali Yuga II
  9. Kali Yuga III
  10. Lemuria
  11. Via Nocturna
  12. An Arrow From The Sun
  13. Typhon
  14. Ginnungagap
  15. Preludium
  16. To Mega Therion
  17. Cults Of The Shadows
  18. In The Desert Of Set
  19. Interludium
  20. Nightside Of Eden
  21. Opus Eclipse
  22. Invocation Of Naamah
  23. The Siren Of The Woods
  24. Grand Finale / Postludium
  25. Adulruna Rediviva
  26. Black Funeral
  1. Sitra Ahra 
  2. The Wine Of Aluqah
  3. Typhon
  4. Perennial Sophia
  5. Hellequin
  6. Nifelheim
  7. Clavicula Nox
  8. Voyage Of Gurdjieff
  9. Ljusalfheim
  10. Dies Irae
  11. Ginnungagap
  12. Kali Yuga III
  13. Call Of Dagon
  14. Siren Of the Woods
  15. The Wild Hunt
  16. Blood Of Kingu
  17. Lemuria
  18. Abraxas
  19. The Rise Of Sodom And Gomorrah
  20. To Mega Therion
  21. Quetzalcoatl
  1. 011- An Adventure with Therion 
  2. 011 - Documentary And Behind The Scenes 
  3. Amazing Voice

En attendant et parce que ça fait du bien par où ça passe, voici une petite vidéo (non officielle puisque basée sur le Seigneur des Anneaux - le film) avec le titre Siren Of The Woods, tiré de ce fameux album Theli.

Pour la petite histoire, cette chanson est chantée en Akkadien, une langue (morte) parlée il y a 5000 ans en Mésopotamie... Quelque chose d'un peu ésotérique donc, comme on en a l'habitude avec Therion, du moins lorsqu'il ne fait pas dans la chanson pop française des années 60 :)

lundi 20 janvier 2014

Amon Amarth : Father Of The Wolf

Amon Amarth, l'un des plus fiers fers de lance du « viking metal », a publié son nouveau clip officiel, intitulé Father Of The Wolf et tiré de son 9ème album Deceiver Of The Gods (paru en 2013).

En réalité, affichant plus de 10 minutes au compteur il s'agit davantage d'un court-métrage, le groupe n'apparaissant qu'après 5 minutes d'une ambiance cauchemardesque avec prophéties et guerriers mort-vivants au menu.

Le titre en lui même est on ne peut plus typique du groupe avec des mélodies à la guitare alliées à une énergie et un chant la plupart du temps guttural des plus poilus.

Amateurs de batailles épiques de fin du monde, à vos haches ! Loki attend...