dimanche 2 décembre 2012

The Love Beatles à Lille le 25/11/2012

1ère partie :
  1. Twist And Shout
  2. She Loves You
  3. I Want To Hold Your Hand
  4. I Saw Her Standing There
  5. All My Loving
  6. Can't Buy Me Love
  7. A Hard Day's Night
  8. Eight Days A Week
  9. I Feel Fine
  10. Everybody's Trying To Be My Baby
  11. Help!
  12. Act Naturally
  13. Yesterday
  14. Nowhere Man
  15. Day Tripper
  16. Got To Get You Into My Life
  17. Yellow Submarine
2ème partie :
  1. All You Need Is Love
  2. Penny Lane
  3. Hello Goodbye
  4. With A Little Help From My Friends
  5. Lucy In The Sky With Diamonds
  6. A Day In The Life
  7. While My Guitar Gently Weeps
  8. Ob-La-Di, Ob-La-Da
  9. Lady Madonna
  10. Revolution
  11. Back In The USSR
  12. Get Back
  13. (titre non reconnu)
  14. Hey Jude
Rappels :
  1. Let It Be
  2. Something
  3. Come Together
  4. Roll Over Beethoven
  5. Twist And Shout (reprise)
Dimanche 25 novembre dernier avait lieu au splendid de Lille un concert du groupe The Love Beatles. Comme leur nom l'indique, il s'agit d'un tribute band de ce que d'aucuns considèrent comme le plus grand groupe de tous les temps, pas.forcément pour leur chansons par elles-mêmes mais plutôt par l'influence qu'il a eu, et a encore, sur de multiples générations de musiciens et d'amateurs : The Beatles.

Le concert était prévu à 17h et nous sommes arrivés vers 16h15 au Splendid, un ancien théâtre dans un quartier tout aussi ancien de Lille, à côté d'une importante zone d'aiguillages de chemin de fer. J'y avais vu The Gathering en 2000. Une respectable file d'attente se trouve déjà devant l'entrée, en ordre très discipliné. Il fait très frais en cette fin novembre mais on brave la légère brise qui souffle sur une foule de jeunes et moins jeunes.
Les portes ouvrent à 16h30 tapantes et nous pouvons entrer dans la salle. Peu de places assises, et uniquement derrière la table de mixage située au centre de la salle ; on se doute que ceux assis là ne verront pas grand'chose. Il y a aussi un balcon, mais il semble fermé. Nous nous dirigeons donc vers les premiers rangs alors que l'affluence dans la salle se fait pressante sans être oppressante.

17h le groupe monte sur scène. Il s'agit de quatre musiciens en costume rappelant ceux de l'époque, début des années 1960, complétés par un cinquième larron dont on verra qu'il est chargé des effets sonores et de certains accompagnements au synthé (tels ceux figurant sur A Day In The Life). Ils s'approprient les rôles de Paul, John, George et Ringo en poussant le mimétisme jusqu'au bout. Seule le manque de ressemblance physique de "John" et "George" (plus jeune que les autres) nous rappelle que nous ne sommes pas en présence des blattes originales. En revanche, le personnage incarnant Paul McCartney, bassiste gaucher, lui ressemble étonamment.
J'ai noté les titres joués ce soir (ci-contre, du moins ceux que j'ai reconnus). La première partie du concert a concerné essentiellement la première partie de la carrière des Beatles, approximativement jusque 1966, avec les temps forts que furent à mon sens I Saw Her Standing There, I Feel Fine, Yesterday (joué par "Paul" seul sur scène, faisant semblant de se tromper au début en lançant quelques notes du Imagine de John Lennon), Nowhere Man. Cette première partie s'est conclue sur un Yellow Submarine sur lequel le groupe fait abondamment participer le public. Le groupe aura ainsi aligné 17 titres en une heure, sans quasiment aucun temps mort.

Après une pause d'environ 20 minutes, le groupe revient totalement relooké avec les tenues de l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band et on comprend, comme on pouvait s'en douter, que l'on aura désormais droit à des chansons extraits de cette seconde période, très prolifique, des Beatles. Tous les titres m'ont énormément plu, avec une mention particulière pour Penny Lane, Lucy In The Sky With Diamonds, A Day In The Life, While My Guitar Gently Weeps (assuré par "George" - quelle maîtrise! - pendant que le reste du groupe retourne se changer), et la séquence plus rock constituée par le tryptique Revolution, Back In The U.S.S.R. et Get Back. "John" assure quelques séquences au piano, parfois remplacé par "George", tandis que "Paul" et "Ringo" restent fidèles à leurs instruments respectivement à la basse et à la batterie.

L'heure des rappels a sonné et c'est à pas moins de cinq chansons supplémentaires, toutes excellemment interprétées, que nous avons droit, dont les géniales Something et Come Together. Le concert s'achève après deux heures et demie sur une reprise du Twist And Shout initial.

Au final, on ressort de cette salle surchauffée - au sens propre - avec le sourire au lèvres. Le groupe - français bien que leur mimétisme les ait poussé à nous faire croire qu'ils ne parlaient qu'avec un accent anglais prononcé - a su redonner vie à ces classiques inoubliables. Une bonne part du public, qui avait connu la décennie musicale des 60s, y a revécu une partie de sa jeunesse. Les plus jeunes, assez nombreux, ont pu y apprécier la musique de ce groupe précurseur lors d'une prestation sans faille. Une grande maîtrise technique, une excellente communion avec le public, qui n'a pu s'empêcher de chanter en choeur tous ces refrains...

Évidemment, la setlist n'a réservé que peu de surprises, encore que Act naturally (une reprise, semble-t-il) ne soit pas parmi les plus grands succès du groupe. On sera également passé à côté de quelques perles comme Here Comes The Sun ou encore I Want You (She's So Heavy). On a échappé à Love Me Do, et ça c'était pas mal :)

Comparaison inévitable avec The Rabeats, autre tribute-band, plus connu sans doute, du quatuor de Liverpool. J'avais vu ces derniers en 2009. Les Love Beatles m'ont laissé l'impression d'un groupe plus technique et plus dynamique. Le fait que la majorité du public ait été debout y est sans doute aussi pour quelque chose.

En tout cas un excellent moment ; si vous avez l'occasion de voir The Love Beatles, n'hésitez pas !


 Crédit photo : moi-même (que je remercie)

jeudi 8 novembre 2012

Nightwish à Londres le 5/11/2012

Une fois n'est pas coutume, je laisse la parole à une amie (oui oui, faut pas croire, j'ai des amis) ayant assisté au concert donné par Nightwish ce lundi 5 novembre 2012 au Brixton Academy de Londres. Concert un peu particulier puisque l'un des premiers avec Floor Jansen assurant l'intérim au chant.

Je cède donc la parole à (la bien nommée ?) Japanese Frog (je me contente de rajouter des liens (plus ou moins) pertinents).

Nightwish enfin !

Étant arrivée 'achement à l'avance, j'ai évité la "fosse" et me suis précipitée au premier : résultat un siège au premier rang du balcon, face à la scène, y'a pas mieux pour une vieille comme moi. À 19:45, Pain entre en scène. Je ne les connaissais pas mais j'aime pas mal dès le premier morceau... et j'aime de plus en plus après. Concert d'une heure avec, entre autre Dirty Woman, The Great Pretender, Shut your Mouth. Le public apprécie.

Petit break le temps de mettre au point l'acoustique et les lumières et Nightwish entre en scène juste après 21:00. Yeah !!! Ça démarre fort avec Storytime et Floor Jansen, une amazone de 1m80 à la voie puissante. J'avais vu quelques vidéos de ses concerts avec Nightwish aux USA lorsqu'elle venait juste de remplacer Anette et là, je la trouve déjà plus à l'aise. Elle est vraiment dans son élément.

Je ne sais plus la set liste exacte, mais il y a eu des changements par rapport à Paris : pas de Song of Myself, ni de the Crow the Owl and the Dove, mais à la place, on a eu droit à Dark Chest of Wonders et... Ghost Love Score !!! Partie celtique avec Troy Donockley (très appréciée ici) et en final Last Ride of the Day (et pas de rappel). Le concert finit à 22h55, juste à temps pour le couvre feu de 23h00 (ben oui, en ville pas le droit d'avoir des concerts après 23h00).

Bon, allez, un grumpf : aucun effet pyrotechnique ! Wtf ? Mais bon, le son était excellent et l'ambiance sympa, c'est le principal.

 Donc 3hr de concert (Pain + Nightwish) pour £20. That's value for money I say.

Alors pour ma part j'ai trouvé les setlists sur l'excellent setlist.fm. Pour faire dans l'air du temps, je fais une mise en page à la windows 8 :

Pain :
  1. Same Old Song
  2. End of the Line
  3. Monkey Business
  4. Zombie Slam
  5. Dirty Woman
  6. The Great Pretender
  7. It's Only Them
  8. On And On
  9. Shut Your Mouth
Nightwish :
  1. Storytime
  2. Dark Chest of Wonders
  3. Wish I Had an Angel
  4. Amaranth
  5. Scaretale
  6. Slow, Love, Slow
  7. I Want My Tears Back (with Troy Donockley)
  8. The Islander (with Troy Donockley)
  9. Nemo (with Troy Donockley)
  10. Last of the Wild (with Troy Donockley)
  11. Planet Hell
  12. Ghost River
  13. Ever Dream
  14. Over the Hills and Far Away(with Troy Donockley)
  15. Ghost Love Score
  16. Last Ride of the Day
  17. Imaginaerum

jeudi 11 octobre 2012

samedi 6 octobre 2012

Les fleurs du mal : Therion pète les plombs !

Le voilà donc cet album totalement inattendu (annoncé quelque deux semaines avant sa sortie à la surprise de tout le monde) de Therion : Les Fleurs Du Mal.

Ce titre en Français évoquant l'oeuvre de Charles Baudelaire attire évidemment l'attention. Therion nous a habitué à des choses assez grandiloquentes, spectaculaires.... inattendues aussi ! Et sur ce dernier point on n'est pas déçu !

Alors de quoi s'agit-il cette fois ? Après s'être frotté au death métal au début de sa carrière, avoir opéré un virage symphonique au milieu des années 1990, quelques détours par le classic rock, des éléments tsiganes... nous voici .... en pleine variété française !!

Oui, cet album est intégralement chanté en Français et est constitué de reprises "métallisées" de chansons françaises du 20ème siècle, de Gainsbourg à Marie Laforêt en passant par Sylvie Vartan et un tripotée de chanteuses inconnues. Juge plutôt (mais pas trop vite surtout), cher lecteur :
  1. Poupée de cire, poupée de son (France Gall/Serge Gainsbourg)
  2. Une fleur dans le cœur (Victoire Scott)
  3. Initials B.B. (Serge Gainsbourg)
  4. Mon amour, mon ami (Marie Laforêt)
  5. Polichinelle (France Gall)
  6. La Maritza (Sylvie Vartan)
  7. Soeur angelique (Léo Marjane)
  8. Dis-moi poupée (Isabelle)
  9. Lilith
  10. En Alabama (Léonie)
  11. Wahala manitou (Léonie)
  12. Je n'ai besoin que de tendresse (Claire Dixon)
  13. La licorne d'or (Victoire Scott)
  14. J'ai le mal de toi (Claire Dixon)
  15. Les sucettes (Serge Gainsbourg)
La première question qui vient est évidemment "pourquoi ??!?". Après une carrière que beaucoup considèrent comme irréprochable malgré quelques albums plus contestés que d'autres, un tel choix de la part d'un musicien aussi talentueux que Christofer Johnsson ne peut que heurter le sens commun.

Pourquoi en effet un tel risque ? Christofer Johnsson s'est-il rendu compte que son album allait être immédiatement rejeté par la majorité de son public (et en particulier la frange française des fans) ? A-t-il pris la mesure de la défiance, voire de l'hostilité et le mépris qui règne entre le métal et toute forme de musique traditionnelle populaire ? Lui a-t-on expliqué le sens caché de la chanson "Les sucettes" ? Mais qu'est-ce qu'il a fumé ?

Je suis pour ma part certain qu'un musicien tel que l'était Gainsbourg se serait réjoui qu'on jette ainsi un pont (enfin, cela aurait dépendu de son taux d'alcoolémie du moment je suppose), mais là la pillule est grosse à avaler pour le métalleux de base, certains ayant encore du mal avec les éléments classiques qui parsèment couramment les compositions récentes.

Les commentaires moqueurs et méprisants ne se sont évidemment pas faits attendre sur le net, les réflexions telles que "et pourquoi pas Sheila ou Sardou ?" ayant immédiatement fusé chez les francophones.

Justement. Je crois que c'est exactement ce que cherchait à faire Christofer Johnsson : provoquer, surprendre, mettre en lumière les attitudes sectaires de part et d'autre, et sans doute rendre hommage à une part méconnue de ses attirances musicales.

Comme l'a justement souligné le dernier commentateur (malheureusement anonyme) de ce (remarquable) blog, il fallait une sacrée paire de cojones pour oser un truc pareil. Sur fonds propres qui plus est, Nuclear Blast ayant refusé de produire cet album. Christofer dit avoir été "officiellement déclaré dérangé dans la tête", et il faut bien avouer qu'on n'est pas loin de penser la même chose.

Sans même rentrer dans le détail de l'album, je peux prédire que le rejet de la part du public français sera quasi-général. Pour les non francophones je pense que ce sera dur aussi.

Alors, c'est bien joli toutes ces considérations, mais qu'est-ce que ça donne sur le plan strictement musical ?

Tout d'abord un énorme coup de chapeau aux chanteurs et chanteuses : Lori Lewis (une voix toujours aussi sublime), Thomas Vikström (dont le français est de loin meilleur que mon suédois) et Snowy Shaw - toujours aussi bizarre, il faut bien des points de repère.

Ça commence donc par "poupée de cire, poupée de son". Sur une rythmique introductive typique de Therion, Lori Lewis enchaîne les couplets qui ont rendu célèbre France Gall sur cette composition de Gainsbourg. Le chant est très aigu et rien que ça force le respect. Les passages classiques sont respectés. Le tout donne vraiment une impression étrange, une sorte de monstre sonore qui choque au début, mais dont il faut reconnaître qu'il finit par rester en tête.

"Une fleur dans le coeur" est une reprise de Victoire Scott, que je ne connaissais pas du tout (pas plus que la Victoire en question d'ailleurs). Cette chanson débute sur un mode calme et mélancolique et va crescendo jusqu'à un final nettement plus agressif. C'est bête mais j'aime bien.

"Initials B.B."... À nouveau un titre de Gainsbourg écrit pour une certaine Brigitte Bardot (qui depuis a très mal tourné). C'est à mon avis LA chanson de l'album. Un chant sensuel assez proche de l'original, une rythmique assez vive qui respecte la mélodie originale avec ses orchestrations, un refrain à la Snowy très "gothique". Le tout donne un titre qui véritablement déchire, sans doute même plus que l'original. Pour le coup, si la démarche de Christoffer Johnsson réussit bien quelque part, c'est sur ce titre !

"Mon amour, mon ami"... Marie Laforêt !!?! Un titre lent, à l'atmosphère alourdie par une guitare pesante. Thomas Vikström et Snowy assurent une partie du chant là aussi très lourd, tout en contraste avec la partie chantée par Lori Lewis.

"Polichinelle", reprise de France Gall. Si la mélodie est sympathique, on a ici le prototype de l'adaptation ratée. Les paroles en forme de dialogue entre Lori Lewis haut perchée et Thomas en "prince charmant" ne sonnent vraiment pas juste dans cette adaptation. On zappe.

"La Maritza", reprise de Sylvie Vartan... eh oui... Une mélodie inoubliable débute le morceau, notamment au clavecin, et Lori entonne ce titre des années 60 d'une voix cristalline. Ça ne sonne pas du tout comme du Therion... et pourtant l'adaptation est très bonne !

"Soeur Angélique" : un titre kitsch (oui je sais, l'album dans sa globalité est kitsch). Là j'ai vraiment du mal, avec ce refrain mièvre au possible et ces orchestrations pauvres.

"Dis-moi poupée" ? ... Isabelle ?.... connais pas ! En tout cas, la version chantée par Snowy s'éloigne probablement de l'original ! Avec sa voix exagérément grave, il donne une dimension inquiétante à une chanson dont les paroles sont là encore très mièvres. Sur ce coup je trouve que ça rehausse la chanson, même si c'est encore une fois un "monstre".

"Lilith" est une courte chanson faisant référence à un mythe connexe à la religion chrétienne (Lilith serait la femme que Dieu destinait à Adam mais elle aurait refusé de se soumettre à une domination masculine - je schématise :) ). Pas mal à mon sens, mais ça manque un peu beaucoup de relief.

"En Alabama" : un peu plus "épicé" que le titre précédent (ce n'est pas non plus Ginnungagap), un nouveau monstre issu du délire Therionnesque. J'aime bien de part certains riffs de guitare même si ce n'est pas ce qui saute immédiatement à l'oreille.

"Wahala manitou" : un titre aux accents folkloriques... mignon, mais vraiment sans plus. Les paroles ressemblent un peu à une comptine. Mention spéciale toutefois au final à la guitare assez réussi.

"Je n'ai besoin que de tendresse" : reprise vraiment hard rock d'un titre de Claire Dixon... Mais quelle horreur !! AAAAaaaargh ! C'est strident, ridicule et insupportable. On zappe. Vite.

"La licone d'or" : un titre mignon tout au plus. Oubliable très certainement, désolé.

"J'ai le mal de toi" : oh lala.... pardon je zappe.

"Poupée de cire, poupée de son" : une reprise de la reprise, dans une version légèrement différente. À ce stade on fatigue un peu je dois dire...

"Les sucettes" : là on se dit non. Vraiment fallait pas. Non non, j'insiste.

En conclusion, un album intéressant. Choquant quelque part. Original en tout cas. Ne jugez pas trop vite, et ne gardez pas tout ! En enlevant quelques titres, on obtient quelque chose de tout à fait écoutable, pas révolutionnaire pour deux sous sur le plan musical. Un sacré délire dont on se dit "il fallait oser, Therion l'a fait".

Therion y a sans doute perdu un peu de sa superbe, le côté spectaculaire y a quasiment disparu et ça c'est inquiétant. Mais ce groupe n'est pas le genre à se reposer sur ses lauriers à mon sens, et finalement, pour incroyable qu'il est, ce disque n'est pas si étonnant quand on connaît le bonhomme ...

En tout cas, le rapport avec Baudelaire restera mystérieux pour moi...

Pour terminer voici la meilleure chanson de l'album : Initials BB. Bonne nuit, cher lecteur !

 

lundi 1 octobre 2012

Nightwish : Anette quitte le groupe !

C'est officiel depuis quelques heures, Nightwish se sépare d'Anette Olzon, sa chanteuse attitrée depuis l'album Dark Passion Play, qui avait marqué l'éviction de la précédente chanteuse « historique » Tarja Turunen.

Officiellement, cette séparation se fait d'un commun accord. Voici en effet le communiqué publié par le groupe (merci à Nightwish France pour la traduc') :
Un nouveau chapitre de l'histoire de Nightwish vient de se terminer. Nightwish et Anette Olzon ont décidé de se séparer, d'un commun accord, pour le bien des deux parties.
Ces derniers temps, il était devenu de plus en plus évident que la direction prise par le groupe, ainsi que ses besoins, étaient en conflit, et cela nous a conduit à prendre cette décision qui est irrévocable.

Nightwish n'a pas l'intention d'annuler ses prochains concerts, et c'est pourquoi nous avons demandé à FLOOR JANSEN (Ex-After Forever, ReVamp) d'être notre chanteuse le temps de notre tournée. Floor a accepté notre demande et nous aidera à terminer ensemble l'Imaginaerum World Tour

Nous sommes fortement impliqués dans ce voyage qu'est Nightwish, ce transport de l'esprit, et nous sommes sûrs qu'il nous conduira vers un meilleur futur pour tous.
Nous restons toujours aussi excités par les aventures qu'il reste à venir, et nous sommes extrêmement fiers des deux magnifiques albums et des merveilleux concerts que nous avons partagé ensemble.

NIGHTWISH & Anette Olzon

Évidemment, comme souvent dans ces cas-là, la réalité est moins rose. Si on en croit vs-webzine, Anette aurait pris la mouche alors qu'elle a été remplacée sur un concert à Denver alors qu'elle était malade ; les choses ont visiblement été « tranchées » rapidement !

En tout cas la situation me semble plus saine que lorsque Tarja a été virée en 2005 ; et nul doute que Floor Jansen se montrera à la hauteur. Il est même certain qu'elle sera infiniment plus appréciée qu'Anette, qui n'a jamais eu les faveurs (à tort à mon sens ; je garde de bons souvenirs des trois concerts que j'ai vus avec elle) du public métal. Je parie même que nombreux seront ceux qui souhaiteront la voir intégrer Nightwish de façon permanente. Pour l'avoir vue en concert avec After Forever en 2002 (première partie d'un certain nightwish - déjà!), je suis sûr que serait quelque chose !

Ou alors un retour de Tarja ? (troll inside...)

mercredi 26 septembre 2012

Therion : des news !

Via un long message sur son site internet, Christoffer Johnsson a donné quelques informations au sujet du nouvel album « Les fleurs du mal » de Therion, ainsi que des informations assez étonnantes sur le futur du groupe. En voici une traduction que j'espère assez fidèle...

La fin d'une ère, le début d'une nouvelle aventure !

Aujourd'hui j'ai des annonces très importantes à faire.

Normalement, je ne révèle jamais de feuille de route pour Therion. En général, c'est surtout parce qu'il n'y en a pas du tout, on fait juste les choses. Cette fois, cependant, il existe des objectifs à long terme.

La version courte :
  • Nous travaillons sur un opéra rock et métal. Ça prendra quelques années à réaliser. À cause de cela, il n'y aura pas d'album de Therion « régulier » avant quelques années. 5 ans ? 10 ? Qui peut le dire...
  • Je suis (avec l'aide du groupe) en train de créer un projet artistique pour célébrer les 25 ans du groupe. Sortir un CD fait partie de ce projet et initialement il ne sera disponible que par achat direct auprès du groupe (lors des concerts live et via le Therion Store) sous la forme d'une édition spéciale. La distribution et la licence d'une édition plus ordinaire suivra.
  • Nous ne ferons pas de tournée avant pas mal d'années.
  • Vous pourrez me rencontrer (ainsi que tous les membres du groupe qui le souhaiteront) lors de « meet & greet » aux shows européens. Quand ce sera possible, je resterai près du stand de merchandising plusieurs heures chaque jour.
Pour ceux d'entre vous qui veulent plus de détails, voici la version longue.

Il y a environ dix ans j'ai commencé à travailler sur un opéra, mais je n'ai jamais réussi à le terminer. J'ai écrit la plupart des pièces principales, mais n'ai jamais réussi à écrire les ponts entre elles, les parties « ennuyeuses » nécessaire pour coller le tout ensemble et qui servent de toile de fond pour le jeu des chanteurs et des acteurs. Il y a quelques années, ça m'a soudain frappé l'esprit : « pourquoi ne pas faire ce que tu fais le mieux ? Réarrange les trucs d'opéra que tu as écrit et transforme-le en opéra métal à la place. ». J'ai déjà emprunté des parties de cet opéra pour Blood Of Kingu par le passé, alors pourquoi ne pas continuer dans cette voie et créer le premier VÉRITABLE opéra rock au monde. Ce qu'on entend généralement par cette expression est une sorte de comédie musicale rock, faisons un vrai opéra rock/métal avec uniquement du chant opéra, un synopsis, et jouons-le comme ça (avec un orchestre pré-enregistré si c'est nécessaire pour des raisons financières).

Cependant, compléter ce projet assez gigantesque qui suppose d'écrire de la musique, un synopsis et des paroles et créer le décor, les costumes etc. prendra beaucoup de temps. Des années probablement. Je ne veux pas travailler sous pression, ça doit venir naturellement.

Pendant ce temps, pour contenter les fans et pour faire quelque chose que je voulais depuis des années, il y aura un projet artistique afin de célébrer nos 25 ans. En fait ce projet artistique a débuté quelque temps déjà en secret. Il sera présenté juste avant la tournée ou le premier jour de la tournée.

Le projet artistique sera surtout focalisé sur la musique, mais contiendra également du visuel et certaines scènes artistiques. En ce qui concerne la musique, celle-ci sera distribuée sur un CD qui initialement ne sera vendu que par le groupe directement. Il sera disponible lors des concerts et vendu au détail plus tard. pour ceux qui n'ont pas la possibilité d'assister aux shows, le Therion Store le proposera également.

La tournée « Flowers of evil »

Le concept de cette tournée concernera un peu tout :
  • Présenter le nouveau projet avec quelques titres.
  • Jouer quelques chansons massives comme Land Of Canaan, Via Nocturna etc. La plupart de ces chansons n'ont aucun sens sans un claviériste, alors nous en aurons un avec nous cette fois, c'est une grande opportunité de mettre en valeur ce type de titre.
  • Jouer des vieilles chansons qui n'ont jamais été jouées. Un nouveau concert de Therion ne doit jamais être prévisible.
  • Jouer un tas de classiques de Therion, bien entendu !
Ce sera notre dernière tournée régulière avant un long moment, car nous serons en train de travailler sur l'opéra rock (métal) et nous ne jouerons que dans le cadre du projet artistique (s'il suscite de l'intérêt), de l'opéra rock (métal) lorsqu'il sera prêt, et peut-être un peu de shows acoustiques, ça fait un moment qu'on en parle. Nous jouerons bien sûr de temps en temps dans des festivals où nous ferons des sets ordinaires (mais beaucoup plus courts), mais il n'y aura pas d'album régulier, ou de tournée classique. Ça prendra très certainement plusieurs années. Nous sommes donc en train d'achever une ère et d'ouvrir une nouvelle période qui sera assez différente.

Ainsi, pour célébrer les 25 ans du groupe, j'aimerais vraiment vous rencontrer dans de bonnes conditions, vous qui avez rendu tout cela possible jusqu'ici. Normalement je suis assez timide et j'ai des tas de trucs à faire sur le portable et je préfère me cacher dans le tour bus ou backstage la plupart du temps (sauf en Amérique latine où nous avons toujours un timing extrêmement serré). Pas cette fois. Je vais essayer de rester à proximité des stands de merchandizing le plus possible. La plupart du temps ce sera organisé sous la forme d'une session d'une heure, en file d'attente, meet & greet. Avez-vous déjà eu envie de demander quelque chose, de vous plaindre de quelque chose, de nous féliciter ou simplement de boire une bière avec ceux qui ont créé une musique qui signifie quelque chose pour vous ? Il y aura du temps pour ça lors de cette tournée.

Le CD « Les Fleurs Du Mal »

Ce CD comporte 15 pistes, mais l'édition vendue lors des concerts contiendra une piste bonus et vous aurez un petit poster avec. Mon objectif est de signer et dédicacer personnellement chaque exemplaire lors des concerts.

Le CD lui-même est entièrement financé par moi-même. Nuclear Blast pensait qu'il était un peu trop spectaculaire et nous avions des visions entièrement différentes sur la façon de travailler sur un tel projet. Nous avons d'excellentes relations avec ce label depuis des années. J'ai une liberté artistique totale et ils font preuve d'une patience avec nous dont la plupart des artistes de notre niveau ne pourrait que rêver de la part d'autres labels. Alors plutôt que d'avoir des désaccords et de faire des compromis, j'ai suggéré de sortir ce disque par moi-même et ils m'ont généreusement donné leur bénédiction. Notre relation avec eux n'a donc jamais été meilleure.

Le financement d'une production complète de Therion, avec le mixage à ToyTown par le fantastique Stefan Glaumann, payer l'orchestre et les membres du groupe et plein, plein d'autres choses n'est pas bon marché. Pour être plus précis, ça me coûte 75 000 euros. En plus de ça, je supporte les coûts des vidéo clips, des sessions photo, les coûts des créations artistiques et autres trucs pour le CD. Je n'ai pas autant d'argent qui attend dans un tiroir à la maison, j'ai donc dû faire un emprunt à la banque. Je me suis toujours targué de ne pas faire de compromis et je suis prêt à tout risquer sur une seule sortie. C'est plus facile à dire quand on a une maison de disque qui fait la banque pour soi. Cette fois, j'ai dû mettre mon argent  là où se trouve ma bouche. Alors si vous achetez ce CD, vous n'achetez pas seulement un disque avec de la musique dessus, vous partagez une idée, l'idée et le concept artistique où l'artiste risque véritablement tout pour pouvoir sortir ce qu'il veut. Certains d'entre vous aimeront le CD, d'autres peut-être pas. Mais si vous estimez que j'ai fait quelque chose qui vaut le coup de lever son verre au cours de toutes ces années, il n'y aura pas de meilleur moyen de montrer votre appréciation que d'acheter ce CD. Il sera vendu au prix de 15 euros, et j'espère que la majorité d'entre vous qui iront à ces shows reviendront chez eux avec le disque.

On m'a dit que je prenais des risques et que j'étais plus insensé que d'habitude avec mes idées au sujet de ce projet artistique, par ceux, très peu nombreux, qui ont été initié à ses mystères. Même au sein du groupe, il y a eu quelques remarques assez fortes. Et clairement la maison de disques ne pensait pas avoir un hit incontournable entre leurs mains. Ça me rappelle beaucoup le sentiment général quand nous avons enregistré Theli. Je me souviens que la maison de disques disait : « Vous pensez vraiment que nous pouvons vendre ça ? Que vont dire tes fans ? ». Mais ils n'avaient pas d'autre choix que de le sortir et d'espérer. Ils avaient investi plus d'argent dans la production musicale qu'avec tout autre groupe dans l'histoire de ce label - sur un groupe qui ne vendait pas beaucoup de disques. Mais il y avait des gens au sein de ce label qui l'aimaient et y croyaient fermement. Comme le patron Marcus Steiger. Mais dans le groupe l'atmosphère était vraiment mauvaise. Le bassiste Lars le détestait à mort. « Putain d'opéra de merde !». Le guitariste Jonas ne l'aimait pas non plus, c'était « trop de trucs classiques et d'opéra, on aurait dû juste en saupoudrer un peu ». Le batteur Piotr l'aimait bien, mais trouvait que c'était un peu bizarre et n'avait pas beaucoup d'espoir pour ce disque (comme moi d'ailleurs, je pensais également que ça allait faire un flop). Mais c'est cet album qui a fait de Therion un grand groupe.

Cette fois, au moins la moitié du groupe pense que c'est une grande oeuvre et y croit. Mais cette je risque tout ce que j'ai, pas l'argent d'une maison de disque. Quand j'ai pris la décision d'emprunter de l'argent et le sortir par moi-même, certaines personnes proches de la question m'ont officiellement déclaré « out of order in the head ». Eh bien nous verrons ça. Quand un fan achète un CD directement depuis un groupe, ça compte comme 10 CD acheté dans un magasin lorsque c'est sorti par l'intermédiaire d'une maison de disques. Avec des fans loyaux qui achètent beaucoup de CD lors des concerts, une bonne partie des coûts de la production seront couverts.

Snowy travaillera sur ses propres projets pendant ce temps

De tous les vocalistes de sessions avec qui Therion a travaillé toutes ces années, personne davantage que Snowy n'a été proche du groupe, il a été une partie vitale de nos disques et de nos concerts pendant des années. Maintenant que Therion va entrer dans uen autre phase, et que Snowy ne ressentait pas le même enthousiasme que nous pour ce projet artistique et cet opéra rock, il a décidé d'aller travailler sur ses propres projets. Il a fait une petite contribution à l'album « Les Fleurs Du Mal » et ça sonne super bien et nous en sommes très heureux, mais il estime que ce n'est pas ce qu'il doit faire, alors nous pensons que sa décision est la bonne et nous lui accordons tout notre soutien. Nous sommes certains qu'il créera des trucs vraiment incroyable avec son projet personnel ! Cependant, nous voulons dire qu'aucune porte n'est fermée. Quand nous en aurons terminé avec nos projets dans quelques années et que nous en appellerons aux armes pour l'album suivant, nous verrons où les choses en sont et ce que Snowy fera à ce moment-là. S'il est disponible et que nous sommes inspiré, il sera plus que bienvenu pour continuer où nous en étions restés. Sinon, nous savons que nous avons fait une super coopération avec lui lors de notre tournée des 25 ans en Amérique latine un peu plus tôt cette année et nous espérons qu'il aura beaucoup de succès avec ses propres projets.

Voici un commentaire de Snowy lui-même à ce propos :

« Ce que je peux dire, c'est que je suis très reconnaissant pour toutes ces années avec Therion, pendant lesquelles j'ai eu le plaisir de tourner aux quatre coins du monde en tant que chnateur et frontmal, et de rencontrer des tonnes de nouveaux fans et d'amis pour la vie, mais ces dernières années j'ai ressenti le besoin d'aller de l'avant et de faire mon truc à moi et de devenir de plus en plus fort et jusqu'ici dans la vie j'ai toujours suivi mon coeur et c'est ce qui me rend heureux et je ne vois pas pourquoi je devrais arrêter maintenant.»

Christoffer Johnsson, Septembre 2012.

mardi 18 septembre 2012

LogicBox

Une fois n'est pas coutûme, voici un petit excellent jeu en flash, jouable gratuitement : Jahoomas LogicBox.

Ce jeu reprend le principe de la logique programmable en proposant des « missions » à réaliser sur des chaînes de caractères (du genre : dupliquer le premier caractère, calculer le nombre de caractères dans la chaîne, etc) à l'aide d'opérations élémentaires (copie, suppression, redirection...).

On crée donc un algorithme de traitement d'une donnée en entrée, et ce sous forme entièrement graphique.

C'est relativement simple au début, mais atteindre les niveaux supérieurs demande réellement de bonnes compétences en algorithmique.

Un jeu très original en tout cas, et prenant pour peu qu'on soit sensible à ce genre de puzzle.

Pour jouer, c'est ici: http://armorgames.com/play/13876/jahoomas-logicbox